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International

Fraude massive en Afghanistan

Le président afghan Hamid Karzai aurait remporté l'élection présidentielle mais les observateurs de l'Union européenne ont dénoncé de nombreuses fraudes. Les résultats ne seront validés que dans deux ou trois semaines

Hamid Karsai, le jour du vote, en août dernier. Ce dernier a déclaré vouloir une enquête impartiale sur les fraudes

Hamid Karsai, le jour du vote, en août dernier. Ce dernier a déclaré vouloir une enquête impartiale sur les fraudes

La situation est très sérieuse puisque ce sont les Observateurs de l'Union européenne qui ont durci le ton en affirmant qu'un quart des votes auraient pu être faussés. Cela représente un million et demi de bulletins suspects, dont les trois quarts sont en faveur de Hamid Karsai. Le directeur de la mission des observateurs de l'Union européenne, le Français Philippe Morillon, a déclaré que les Européens refusaient d'être "les complices d'une quelconque tentative de fraude." Philippe Morillon, l'ancien général et ancien commandant des forces armées de l'ONU en Bosnie-Herzégovine : "Nous avons essayé d'éviter les fraudes mais nous n'y sommes pas parvenus. Nous devons constater désormais l'existence de fraudes massives et nous incitons les autorités afghanes à clarifier cette situation."

Risque d'affrontements violents

Face à cela, Hamid Karzai a pris ses distances vis-à-vis des Occidentaux. Il a qualifié l'annonce de l'Union européenne de "partiale et irresponsable." La commission électorale elle-même, dont l'indépendance est remise en cause, n'a pas caché son irritation. Par la voix de son directeur, Daoud Ali Najafi : "Ce ne sont que des observateurs. Ils peuvent observer les élections et rédiger un rapport. Mais ils n'ont pas le droit d'intervenir. S'ils ont une recommandation, ils peuvent le faire à la Commission électorale. Mais ils ne peuvent pas se plaindre des fraudes, cela seuls les Afghans peuvent le faire. D'ailleurs, je ne sais pas où ils sont allés chercher ces chiffres." Désormais, la situation est très délicate et deux cas de figure se présentent : soit la fraude est constatée et cela devrait forcer Hamid Karzai à affronter un second tour face à Abdullah Abdullah. Soit la fraude est ignorée et alors Hamid Karzai aura gagné son second mandat mais perdu toute légitimité. Ceci d'autant plus que le taux de participation au scrutin du 20 août dernier a été de 38,5%, soit deux fois moins qu'il y a quatre ans. Le scénario catastrophe serait alors un affrontement entre les partisans de Abdullah Abdullah et ceux de Hamdi Karzai. Un dérapage que les Occidentaux veulent bien sûr a tout prix éviter.

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