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Afrique

France-Maroc: vers une levée du secret-défense dans l'affaire Ben Barka?

Paris a décidé d’autoriser la déclassification de 89 nouveaux documents liés à la disparition en 1965 de l’opposant marocain Mehdi ben Barka. Cet avis favorable suscite beaucoup d’espoir chez la famille du disparu.

Écouter l'audio 02:59

" Ce sont des mémoires vives qui peuvent susciter des polémiques, des tensions extrêmes vives" (Pascal Mbongo)

Les documents qui seront déclassifiés étaient jusque-là classés secret-défense et issus des archives du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage. Ils couvrent la période 1965 et 1966, correspondant à l’enlèvement puis à la disparition de l’opposant.  Il y a  certes, déjà plusieurs déclassifications qui n’ont pas fait avancer la procédure. Mais la famille de l’opposant espère que cette nouvelle série permettra d’élucider les circonstances exactes de la disparition de Mehdi ben Barka.  Question : pourquoi,  la France s’oppose-t-elle souvent aux levées des  cas  secrets-défense? L’analyse de Pascal  Mbongo, Professeur des facultés de droit à l'Université de Poitiers en France:

" Il faut voir par exemple, le débat sur  le fait que Monsieur Macron dise que la France a commis  des crimes contre l’humanité en Algérie. Imaginez qu’on publie les archives qui montrent concrètement des actes de torture, de barbarie, ainsi de suite. Ce sont des mémoires vives qui peuvent susciter des polémiques, des tensions extrêmes"

Les archives sur l’assassinat de Thomas Sankara seront-elles ouvertes?

De gauche à droite, le président français, François Mitterrand et son homologue burkinabé Thomas Sankara le 17 novembre 1986 à Ouagadougou.

De gauche à droite, le président français, François Mitterrand et son homologue burkinabé Thomas Sankara le 17 novembre 1986 à Ouagadougou.

En mars dernier, Pouria Amirshahi, député socialiste représentant les Français de l'étranger, a demandé l’ouverture des archives sur l’assassinat de Thomas Sankara.  La veuve de l’ancien président burkinabé, Mariam Sankara , espère qu'il aura gain de cause et dit  même faire confiance aux autorités françaises. Mais Bruno Jaffré, le biographe de Thomas Sankara est sceptique:

" Sankara était assassiné au moment de la cohabitation. Donc, on a eu en parallèle le cabinet de François Mitterrand et celui de Jacques  Chirac, en particulier qui aurait rappelé aux affaires Jacques Foccart.  Or, l’on ne sait absolument pas qu’est-ce qu’il y a dans les archives de Jacques Foccart. Il y a des gens qui ont  travaillé sur les archives, au moment de la 1ère phase où il a travaillé pour le gouvernement français. Ce qu’il y a dans les archives après 1986. On ne sait pas du tout"

Et l'affaire Outel Bono?

Selon des sources historiques, ce médecin a été assassiné à Paris par un tueur professionnel, rue de la Roquette, alors qu’il montait dans sa voiture, le 26 août 1973.  Il s’apprêtait à annoncer la création de sa formation politique, le Mouvement démocratique de rénovation tchadienne (MDRT), pour combattre les dérives dictatoriales du premier président du Tchad, Ngarta Tombalbaye. Depuis, un flou artistique entoure cette affaire et on ne connaît toujours pas l’auteur de cet assassinat ni les mobiles du crime.

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