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Afrique

François Compaoré sous contrôle judiciaire

Le frère de l'ancien président burkinabé Blaise Compaoré a été laissé libre en attendant l'examen d'une demande d'extradition du Burkina Faso.

François Compaoré a été présenté ce matin au juge. Le frère de l'ancien président burkinabè déchu Blaise Compaoré est libre, mais sous contrôle judiciaire. C’est ce que la cour d’appel de Paris a décidé ce lundi. Dépossédé de son passeport, il est interdit de sortie du territoire français et doit désormais prévenir la justice française en cas de voyage à l'étranger.

Son arrestation, dimanche, à l'aéroport parisien de Roissy, alors qu'il revenait d'Abidjan, est liée à un mandat d'arrêt international délivré par le Burkina Faso dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, en 1998.

Du côté de Ouagadougou, la justice burkinabè s’active pour demander son extradition, à en croire le Procureur de Ouagadougou, Pando Laurent:  "La procédure d’extradition est fin prête. Maintenant il reste à l’acheminer aux autorités françaises et en matière d’extradition, c’est le canal diplomatique qui est privilégié. Si non, nous avons fini de rédiger notre demande avec toutes les pièces".

Le dossier devait être transmis ce lundi, a affirmé le Procureur de Ouagadougou. Selon lui, dans le cadre des accords de coopération avec la France, il faudrait compter un délai de 20 jours pour que cette demande d’extradition soit examinée.

Des pressions de la Côte d'Ivoire ?

Pour certains observateurs, cette décision de la justice française ferait suite à des pressions venant de la Côte d’Ivoire où vit Blaise Compaoré, frère aîné de François Compaoré. C’est pourquoi la société civile invite le Burkina Faso et la France à éviter toute immixtion extrajudiciaire dans cette affaire.

Souleymane Ouédraogo, porte-parole du groupes d'activistes pro-démocratie "Balai Citoyen", insiste pour "qu’il n'y ait pas de règlement diplomatique, ni d’immixtion politique dans cette affaire. Et que cette affaire se traite purement sur le plan juridique. Nous restons vigilants, nous allons nous mobiliser pour faire pression sur le Burkina et la France".

Burkina Faso | Demo Norbert Zongo 1998 (Getty Images/AFP/I. Sanogo)

Des manifestants, dont des parents, à Ouagadougou, en 1998, réclament la lumière sur la mort de Norbert Zongo, rédacteur en chef de "l'Indépendant", critique du gouvernement de l'époque.

Selon Souleymane Ouédraogo, les crimes ont été commis au Burkina Faso et François Compaoré est un Burkinabé qui a occupé de hautes fonctions au Burkina Faso. Il n'y a donc pas de raisons qu’il ne soit pas extradé pour être jugé au Burkina Faso.

François Compaoré est réclamé par la justice burkinabè depuis le mois de mai dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du journaliste d'investigation Norbert Zongo et de trois de ses compagnons, le 13 décembre 1998.

Il a été entendu trois fois par une commission d'enquête internationale et trois autres fois par une juridiction d'instruction au Burkina. Mais, dans chacune de ces deux procédures, il a été disculpé dans ce dossier. Il s'est enfui du pays lors de l'insurrection populaire d'octobre 2014 et a obtenu la nationalité ivoirienne en même temps que son frère.
      
 

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