1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Archives Afrique

François Bozizé veut finir son mandat

Dans un message à l'occasion du nouvel an, le président de la République centrafricaine a demandé aux rebelles de la coalition Séléka de déposer les armes et de le laisser mener son mandat de chef d'État jusqu'en 2016.

Francois Bozizé, le président centrafricain, en juin 2011

Francois Bozizé, le président centrafricain

Alors que les rebelles ont menacé lundi 31 décembre de prendre la ville de Damara, dernier verrou à 75km au nord de Bangui, la capitale, le président Bozizé les a appelés à déposer les armes. « Je répète que je ne serai pas candidat lors de l'élection de 2016, donc laissez-moi terminer mon mandat. Il ne me reste que trois ans », a plaidé Bozizé lors de son message de vœux pour le nouvel an, diffusé à la radio.

Zentralafrika Soldaten in Bangui

Soldats congolais arrivant en renfort

Le Tchad remercié, renforts attendus

Le chef de l'État a profité de cette allocution pour critiquer l'armée régulière de son pays . Armée qui a enregistré une série de revers depuis le début de l'offensive rebelle, il y a trois semaines. En revanche, il a remercié le Tchad pour son intervention. « L'armée n'a pas joué son rôle. Sans l'armée tchadienne, nous ne serions plus ici pour nous exprimer », a-t-il déclaré.

De son côté, le président tchadien Idriss Déby a appelé les rebelles à ne pas poursuivre leur progression au-delà de Damara, ville tenue par les forces gouvernementales. Les dirigeants des pays de la région ont par ailleurs décidé d'envoyer 360 soldats supplémentaires pour soutenir l'armée centrafricaine. Ils s'ajoutent aux 500 militaires déjà déployés.

Ailleurs sur le continent, vœux et promesses pour 2013

Mindestens 60 Tote bei Massenpanik in Elfenbeinküste

Triste bilan pour le feu d'artifice du nouvel an à Abidjan

Outre le président centrafricain, d'autres chefs d'État du continent ont adressé des messages de bonne année à leurs concitoyens. En Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara s'est prononcé en faveur d'une reprise du dialogue avec l'opposition restée fidèle à son ancien rival Laurent Gbagbo. Les célébrations de la Saint-Sylvestre ont mal tourné à Abidjan où au moins 60 personnes ont trouvé la mort dans une bousculade.

Au Togo, le président Faure Gnassingbé a promis des élections législatives et locales pour la fin du premier trimestre 2013. Elles étaient initialement prévues en octobre dernier.

Dioncounda Traore

Le Mali "n'attendra pas des mois" pour lancer "la guerre contre les terroristes", a affirmé Dioncounda Traoré

Le Mali était par ailleurs au centre de l'allocution de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso. Le médiateur dans la crise malienne veut croire en la réunification de son voisin. Son homologue malien, Dioncounda Traoré, est pour sa part convaincu que la totalité du Mali sera bientôt libéré et que le pays fera bientôt son retour parmi les grandes nations démocratiques et laïques du continent.

Retrouvez ici notre dossier complet sur le Mali : http://www.dw.de/quel-avenir-pour-le-mali/a-16377756

Enfin, en République démocratique du Congo, Joseph Kabila a annoncé pour début 2013 un dialogue inter-congolais visant à renforcer la "cohésion nationale" face aux rebelles du M23, actifs dans l'est de la RDC. L'ensemble du Mouvement du 23 mars a été sanctionné pour la première fois lundi par le Conseil de sécurité des Nations unies.

L'ONU a également placé les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur sa liste noire, impliquant gel d'avoirs et interdiction de voyager. Cette décision intervient alors que le Rwanda devient ce 1er janvier 2013 membre non permanent au Conseil de sécurité, pour une durée de deux ans.

Pour tout savoir sur ce qui attend le continent africain en 2013, ne ratez pas l'Afrique en débat : http://www.dw.de/lafrique-face-à-de-grands-chantiers-en-2013/a-16486581

La rédaction vous recommande

L'Afrique en débat