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Allemagne

Fin de la visite de Horst Köhler en Afrique

Après l'Ouganda, le président allemand s'est rendu au Rwanda. Son séjour, le premier d'un président allemand dans le pays, a été dominé par la thématique du génocide de 1994 et des difficultés à juger les coupables.

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Horst Köhler au Rwanda

Au Rwanda, Horst Köhler s'est rendu au mémorial de Gisozi consacré aux victimes du génocides de 1994. Près d'un million de Rwandais ont trouvé la mort en l'espace de quelques mois.
« La visite de ce mémorial m'a profondément bouleversé. Le mémorial suscite des sentiments de deuil et de souffrance. Ce qui s'est passé ici au Rwanda demeure une blessure profonde pour le pays et pour le monde entier. C'est l'indignation qui domine face à l'étendue de la violence dont les hommes sont capables quand on les y incite.»
Ruanda Gedenkstätte Genozid Besuch Horst Köhler

Le mémorial de Gisozi près de Kigali


Le président allemand s'est tout particulièrement intéressé aux travaux des gacacas, les tribunaux traditionnels qui confrontent victimes et assassins.
« Je suis content que le Rwanda regarde désormais vers l'avant et accepte de travailler sur le génocide. Le souvenir et le travail de mémoire, c'est la condition pour parvenir à une réconciliation. Je tiens à dire que la communauté internationale porte une responsabilité dans le génocide. Nous avons tous le devoir de soutenir de toutes nos forces le travail de mémoire. C'est la seule manière de se débarrasser définitivement des vieux démons. »
Cela dit, Horst Köhler a pu constater que ces tribunaux sont encore loin de satisfaire tout le monde, et que le gouvernement a du mal à les mettre au service de la réconciliation nationale:
« Certaines victimes estiment que la justice n'a pas été à la hauteur de leurs attentes. Et les observateurs internationaux critiquent le fait que les principes de l'etat de droit ne sont pas complètement pris en compte au Rwanda. Au vu du nombre accablant de cas, peut-il y avoir une ligne de conduite irréprochable? Je ne sais pas. Nous devons réfléchir ensemble aux moyens de réunir les approches traditionnelles africaines et les méthodes juridiques modernes.»
Outre les gacacas, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, qui siège à Arusha, est lui aussi chargé de juger les responsables du génocide. Le TPIR que la justice espagnole a placé en porte à faux en lançant mercredi des mandats d'arrêt pour génocide contre 40 hauts responsables de l'armée rwandaise, dont des proches du président Paul Kagame.