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Afrique

Fin de la trêve à Bambari

Lundi, la ville de Bambari dans le centre de la RCA a renoué avec le cycle de violences meurtrières. Une détérioration de la situation qui survient une semaine après des affrontements entre chrétiens et musulmans.

La période d’accalmie à Bambari n’aura été que de courte durée. La Cathédrale Saint-Joseph a été prise d’assaut lundi après-midi par des hommes armés non identifiés. Les assaillants auraient ouvert le feu contre ce symbole de la chrétienté où sont réfugiés des milliers de civils, chrétiens et musulmans, ayant fui les combats de ces derniers jours. Selon le dernier bilan fourni par la MISCA, la force africaine déployée en RCA, ces nouvelles violences ont fait au moins 20 morts et 25 blessés.

Des sources proches de l’archevêché de Bambari ont également déploré des cas de pillages à grande échelle. Pourquoi les assaillants ont-ils pris d’assaut ce symbole de la chrétienté ? Selon un membre de l’état major de la Seleka, dont les propos ont été relayés par l’Agence France presse, une partie des ‘’anti-balaka" se trouvaient dans la Cathédrale. Celle-ci sert également de refuge à des chrétiens, ayant fuient les combats de la semaine dernière. Ce qui a justifié l’attaque.

Jusqu’à récemment pourtant, musulmans et chrétiens vivaient ensemble et pacifiquement à Bambari. « Malheureusement, depuis deux mois on a vu se multiplier les incidents, pas seulement à Bambari même mais également aux alentours », explique Claire Bourgeois, coordinatrice humanitaire de l'Onu en Centrafrique. « Un système de revanche, qui ne s'arrête plus. Ce qui s'est passé hier est extrêmement grave ». Egalement joint par la Deutsche Welle, Monseigneur Edouard Mathos, évêque de Bambari, estime lui que les chrétiens se sont faits "dupés" par les musulmans. Il lance malgré tout un appel pour le retour de la paix dans son pays.

Écouter l'audio 02:04

"Il y a énormément d'armes en circulation" (Paul Simon Handy)

Aux sources du conflit

Quels sont les tenants et les aboutissants du conflit en Centrafrique ? C'est notamment sur cette question que s'est penché le groupe d'experts sur la RCA mis en place en 2013 par le Conseil de sécurité de l'Onu. Le document se penche notamment sur l'exploitation illicite des richesses minières du pays par les différents groupes armés. Ci-dessus, retrouvez l'interview de Paul Simon Handy. Il fait partie du groupe des experts et il le directeur de l'Institut d'études de sécurité de Pretoria.

De son côté, le gouvernement Centrafricain a demandé la levée de l’embargo sur les armes qui frappe le pays depuis le déclenchement de la crise. Ceci pour permettre aux FACA, les Forces armées centrafricaines complètement en déliquescence de faire face à cette situation de chaos généralisé.

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