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Afrique

Fiers ou écœurés, les Gabonais avant la CAN

Plus que quelques jours avant le début, au Gabon, de la Coupe d'Afrique des Nations. La joie des fans de foot ne suffit pas à faire oublier que le pays d'accueil n'est pas au top de sa forme politique et économique.

Écouter l'audio 02:14

'La CAN sera à l'image du pays' (porte-parole de Jean Ping)

La 31ème édition de la coupe d'Afrique des Nations est attendue comme un tournant par les autorités gabonaises. Selon le ministre des relations extérieures, Pacôme Moubelet Boubeya, également ancien ministre de l'Intérieur, un tel événement permet avant tout de rendre le peuple gabonais fier. "La sécurité va être renforcée. Dans le monde en ce moment, on traverse des situations complexes, avec la montée du terrorisme et ce genre de choses. Il faut s'assurer que les matches se passent bien, que les gens puissent facilement entrer au Gabon, que les populations et les sportifs qui viennent assister aux matches puissent faire la fête et célébrer le football."

Mauvais calendrier

La CAN se tient cependant à un moment particulier pour le Gabon. Outre les revendications sociales et politiques qui ont dernièrement secoué le pays, ce dernier est fragilisé par l'effondrement des prix du pétrole. Or, le coût de l'organisation de la CAN est estimé à plus de 400 milliards de francs CFA, qui comprennent les infrastructures, les stades, les routes, la rénovation d'un hôpital, la sécurité, la restauration entre autres dépenses ... le tout financé par l'Etat gabonais. Pour Jean Gaspar Ndoutoumaye, le porte-parole de l'opposant Jean Ping, l'esprit des Gabonais n'est pas à la fête : "On doit tenir une CAN dans un pays calme et serein. La CAN sera à l'image du pays. Cette chose qui s'est passée au Gabon, qui est un coup d'état électoral, n'a toujours pas trouvé de solution. Tout ce qui se passe au Gabon aujourd'hui au niveau social et économique est d'abord la conséquence de ce coup d'état électoral."

Peurs d'incidents 

Les allégations que réfute le ministre Pacôme Moubela Boubela. Certes, le Gabon a connu des problèmes socio-économiques, mais ils ne sont pas une fatalité selon le ministre des Relations extérieures : "La France a organisé l'Euro il n'y a pas longtemps et elle n'était pas dans une situation économique meilleure par rapport au monde (...) Et puis ce n'est pas hier qu'on a décidé de faire la CAN. La décision a été prise il y a plusieurs années."

La compétition se déroule du 14 janvier au 5 février dans quatre villes : Libreville, Franceville, Port-Gentil  et Oyem mais certains craignent des incidents, notamment à Port-Gentil et à Oyem, ville traditionnellement favorables à l'opposition.

 

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