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International

Faut-il rapatrier les réfugiés afghans?

La question oppose en le gouvernement central allemand et des Etats fédérés. Selon le ministre de l'intérieur Thomas de Maizière, le plus important est de respecter les règles de droit dans ces expulsions.

Écouter l'audio 02:17

"Ces expulsions doivent se dérouler conformément aux règles d'un Etat de droit" (Thomas de Maizière, ministre allemand de l'intérieur)

Comme en décembre et janvier derniers, une nouvelle vague d'expulsion de demandeurs d'asile afghans est prévue ce mois de février. Pour le ministre fédéral de l'intérieur Thomas de Maizière l'Afghanistan fait partie des pays dit "sûrs". Autrement dit, les migrants afghans dont la demande d'asile est rejetée peuvent être renvoyés dans leur pays. Le ministre de Maizière est soutenu dans cette logique par le chef de la Chancellerie et bras droit de la Chancelière Angela Merkel. Peter Altmaier estime qu'en Afghanistan, il y aurait des villes ou des régions où les personnes expulsées se retrouveraient bien en sécurité.

Le plus important aux yeux du ministre Thomas de Maizière est que les expulsions se déroulent dans les conditions prescrites par la loi. Il l'a affirmé lundi lors de la visite d'un site de regroupement de migrants en instance de départ :

"Nous n'avons rien à cacher. Nous laissons la procédure d'expulsion se dérouler de la manière la plus transparente. Notre souhait est qu'elle se déroule conformément aux règles d'un Etat de droit, dans la dignité mais aussi en veillant à ce qu'elle soit effective."

 

Certains Länder pas d'accord 

 

Mais tous les gouvernements des Etats fédérés ne l'entendent pas de la même oreille. Parmi eux, Schleswig-Hosltein et la Rhénanie du Nord Westphalie où la Deutsche Welle a son siège.  L'Etat de Schleswig-Hosltein a décidé de stopper les expulsions de migrants afghans établis sur son territoire. Quant à la Rhénanie du Nord, les autorités régionales ont laissé entendre qu'elles ne collaboreraient qu'après vérification de l'identité des concernés et sur la base de l'existence ou non de risque de sécurité liés à la présence du migrant sur le sol allemand. D'autres critiques émanent aussi de l'opposition du parti des Verts.

L'Afghanistan est-il réellement un pays sûr? La réponse diverge jusqu'au sein des Etats membres de l'OTAN. Michael Fallon, ministre britannique de la défense :

"Il y a encore des groupe terroristes transnationaux qui continuent de poser un défi sécuritaire en Afghanistan. Deuxièmement, si ce pays tombe, nous en sentirons les conséquences directes jusqu'ici. Trois à quatre millions de jeunes afghans pourraient quitter leurs villages pour migrer. Et ils se dirigent vers ici, l'Allemagne et la Grande Bretagne."

Expulser ou tolérer : le dilemme reste encore entier. Et le débat est loin d'être clos en Allemagne.

 

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