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Afrique

Faso : aucun manuel scolaire sur Sankara

Trente ans après son assassinat, Thomas Sankara suscite passion et fierté auprès des jeunes qui ne le connaissent qu’à travers les livres. Pourtant, son combat et ses idées ne sont pas enseignées à l'école.

Akim et Serges sont tous des élèves en classe de 3ème au collège de Lasalle à Ouagadougou. Ils sont jeunes et ont à peine 15 ans. Ils savent peu de choses des grands hommes de l’histoire politique du Burkina Faso. Mais Thomas Sankara ne leur est pas étranger. En classe ou dans les échanges des adultes, ils ont entendus parler du leader de la révolution burkinabè. "C’était un président qui n’avait pas peur de parler et qui défendait toujours son pays. En gros il a contribué au développement du pays. On parle de lui en bien" racontent-ils.

Au Burkina Faso, dans les classes d'examen sont enseignées l'histoire et la géographie du pays. C'est seulement au cours de ce chapitre que la parenthèse de la révolution peut être abordée avec les élèves. " Un chapitres consacré spécifiquement à Thomas Sankara où on parle de ses idéaux, sa philosophie, ça n’existe pas. Peut-être que le professeur pourra ouvrir une parenthèse, parler juste de cela avec les élèves. Mais officiellement il n’y a pas un programme assigné aux idéaux de Thomas Sankara " explique Alexandre Ouédraogo, enseignant d'histoire en école secondaire.

La révolution burkinabè, sa philosophie et ses grandes orientations doivent-elles être enseignées dans les écoles burkinabè? "c’est une bonne initiative de partager les idéologies de Thomas Sankara à nos enfants puisque ce sont eux les futurs cadres de notre pays. Ça va servir de base." "La démarche est bien mais il faut travailler pour cela" plaident plusieurs Burkinabè qui pensent qu’en la matière des réflexions doivent être approfondies. 

Les plus jeunes qui regrettent de n'avoir pas connu le révolutionnaire "aimeraient que le pays soit dirigé comme Thomas Sankara le faisait parce qu’il combattait pour l'intégrité."

Pour eux, le pays devrait être gouverné selon des valeurs sankaristes. "Il faut éviter d’être dépendant parce que chaque fois qu’on accepte l'aide ça nous force toujours à tendre plus la main. Ceux qui nous prêtent de l’argent, ils veulent quelque chose en retour. Ils profitent de nous" affirment les jeunes. 

Les héritiers de Thomas Sankara le perçoivent relativement comme un mythe, une légende et conçoivent mal que le leader de la révolution burkinabè leur soit présenté autrement.

 

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