Expropriation sans compensation | Afro-presse (hebdomadaire) | DW | 02.03.2018
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Afro-presse (hebdomadaire)

Expropriation sans compensation

Vingt-quatre ans après la fin de l'apartheid, les Blancs détiennent encore 73% des terres agricoles. Le foncier en Afrique du sud est au menu des journaux allemands, de même que la fièvre de Lassa qui sévit au Nigeria.

C'est l'une des plaies de la société sud-africaine. En effet, la fin de l'apartheid en 1994, a permis l’instauration de la liberté politique et de l'égalité, mais en réalité, l'inégalité économique demeure toujours.

Et pour la Süddeutsche Zeitung, aucune autre question n’est aussi explosive que celle-ci. Selon une étude récente, 73% des terres agricoles du pays appartiennent toujours à des Blancs, pas beaucoup moins qu'en 1994 en ce moment, il était de 85 pour cent.

Pour le quotidien bavarois, c’est un héritage de la loi fondamentale au temps de l’apartheid. Un texte qui avait instauré dès1913 les bases de la domination de la minorité blanche, d’après le journal, qui rappelle que cette loi ne réservait que 7% des terres aux Noirs (comme zones d’habitation et agricole).

Les députés veulent "créer la justice"

Mais une expropriation collective serait une injustice criante ce qui a freiné jusqu'à présent, le Congrès national sud-africain, l’ANC. Toutefois, mardi dernier, le jeune opposant Julius Malema, président de la gauche radicale a fait un pas en avant au Parlement au Cap en déclarant : "Le temps de la compensation est terminée, il est temps pour la justice."

Son groupe a demandé une modification de la constitution : ce qui devrait permettre d'exproprier les fermiers blancs sans compensation. Après un débat de quelques minutes, la faction du parti au pouvoir ANC a donné son accord et la motion a reçu une large majorité de 241 voix contre 83. Le but est de forcer le nouveau président du pays, Cyril Ramaphosa, à changer la donne, selon la Süddeutsche Zeitung.

Peu de temps avant le vote au parlement sur le foncier, le président Cyril Ramaphosa avait souligné dans son premier discours télévisé que le nouveau gouvernement a le devoir d’assurer "un équilibre entre la continuité et la stabilité d'une part et les changements nécessaires d'autre part".

Ramaphosa, que Nelson Mandela avait tenté en vain de faire élire comme son successeur à la tête de l'ANC, a été élu par le Parlement il y a deux semaines comme nouveau président sud-africain. Ses partisans espèrent qu'il va combattre la corruption et le népotisme qui ont marqué la gouvernance de son prédécesseur, Jacob Zuma, a souligné le quotidien munichois.

"Expropriation sans compensation", c’est le titre choisi par la Berliner Zeitung. L'initiative des radicaux de gauche soutenue par l’ANC et plusieurs autres petits partis d'opposition a suscité la nervosité sur les marchés d'après ce quotidien.

Pour la première fois depuis des semaines, la monnaie sud-africaine s'est dépréciée et les actions ont chuté. "L’Afriforum", un groupe de lobby de blancs sud-africain, a décidé de lancer une campagne internationale contre le projet d’expropriation. Et pour la Berliner Zeitung, le nouveau président Cyril Ramaphosa ne peut pas être plus mal accueilli. Tout se passe comme s'il n'a pas déjà assez de problèmes très urgents à résoudre.

La fièvre de Lassa en nette augmentation au Nigeria.

Selon les autorités sanitaires nigérianes, 317 personnes ont déjà été testées positives dans 18 Etats du pays et 72 décès ont été enregistrés.

Mais pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, on peut supposer que le nombre de cas non déclarés est beaucoup plus élevé, puisqu’il n’est pas possible de diagnostiquer la maladie dans toutes les régions du pays et de l’Afrique de l’ouest.

"Le système de santé nigérian est à la limite", d’après la FAZ qui cite le directeur de la virologie à l'Institut de médecine tropicale Bernhard Nocht. Au cours des deux derniers mois seulement, le nombre de cas confirmés a dépassé celui de l'année 2017, selon l'Organisation mondiale de la santé, l’OMS.

 

 

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