Ex-Yougoslavie : le dernier fugitif arrêté | International | DW | 20.07.2011
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International

Ex-Yougoslavie : le dernier fugitif arrêté

C'est tout un symbole : le dernier fugitif recherché par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, Goran Hadzic, a été arrêté mercredi. Cette arrestation rapproche encore la Serbie de l'entrée dans l'Union.

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Goran Hadzic, en février 1993

L'Union européenne, qui avait soutenu de tout son poids le travail du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), n'a pas tardé à réagir à l'annonce de cette arrestation. Dans un communiqué commun, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et celui de la Commission, José Manuel Barroso, ainsi que la chef de la diplomatie Catherine Ashton ont dit « saluer avec force l'arrestation de Goran Hadzic par les autorités serbes ». « Il s'agit d'un pas supplémentaire important de la Serbie vers la réalisation de sa perspective européenne », en clair vers le statut de candidat officiel à l'entrée dans l'Union, un statut que Belgrade pourrait obtenir dès la fin 2011 ou le début 2012. Les responsables européens ont demandé le transfert "sans délai" de Goran Hadzic au TPIY, à La Haye, aux Pays-Bas.

Den Haag Kriegsverbrechertribunal Mladic Niederlande Serbien

Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, a été arrêté le 26 mai 2011

Goran Hadzic n'était pas le plus connu des anciens fugitifs recherchés par le tribunal. Les faits qui lui sont reprochés remontent au début des années 1990, en Croatie. Goran Hadzic, alors âgé d'une trentaine d'années, est déjà engagé politiquement au sein du Parti démocrate serbe. C'est l'époque où les indépendantistes croates arrivent au pouvoir à Zagreb, dans un pays qui compte environ 12% de Serbes.

Le massacre de l'hôpital de Vukovar

Certaines régions décident de faire sécession pour former la "République serbe de Krajina", une république dont Goran Hadzic va devenir le président. Son nom reste lié au massacre de l'hôpital de Vukovar, en novembre 1991. 250 Croates et autres non-Serbes, qui s'étaient réfugiés dans l'hôpital de cette ville de l'est de la Croatie, avaient été exécutés par les forces serbes après avoir été battus et torturés. Hadzic est par ailleurs tenu responsable de l'expulsion de plusieurs milliers de civils des régions dont il avait le contrôle.

Boris Tadic zur Verhaftung von Goran Hadzic

Le président serbe Boris Tadic a démontré à de nombreuses reprises son engagement en faveur du travail de la TPIY

Et pendant longtemps, après la guerre, Hadzic a pu vivre en Serbie sans être inquiété. Il avait trouvé une nouvelle vie à Novi Sad, au nord-ouest de Belgrade. Mais en juillet 2004, le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie décide de l'inculper. Alerté par des ultranationalistes, il prend la fuite. Sept années se sont écoulées depuis et les conditions politiques ont bien changé en Serbie. Hadzic a finalement été arrêté mercredi matin dans la région montagneuse de Fruske Gora, à une centaine de kilomètres de Belgrade, non loin de la frontière avec la Croatie.

C'est un nouveau succès pour ce Tribunal de La Haye qui avait commencé son travail dès novembre 1994. En tout, le TPIY a mis en accusations 161 personnes et a clos les procédures concernant 113 d'entre elles.

Auteur : Sébastien Martineau
Edition : Cécile Leclerc

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