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Europe

Eurizon: un road movie à l'européenne

Quand l’auto-stop devient un acte politique. A l’appel de l’ONG Global Education Network, une cinquantaine de jeunes venus de toute l’Europe ont sillonné le continent en levant le pouce. Le projet Eurizon vise à réclamer plus de moyens pour aider les pays en voie de développement. De Riga à Bruxelles, les autostoppeurs ont sensibilisé les citoyens, et d’abord leurs chauffeurs, aux objectifs du Millénaire qui risquent de ne pas être atteint d’ici 2015.

L'auto-stop pour sillonner l'Europe

L'auto-stop pour sillonner l'Europe

Pendant les 3000 km du périple, ils ont porté la bonne parole : la misère doit disparaître de la planète d’ici 2015. Ce sont les objectifs du Millénaire adopté par les Nations Unies. Mais pour les atteindre, les Européens doivent faire pression sur leurs gouvernements, leurs eurodéputés. Un message qui passe différement entre les anciens et nouveaux pays de l’Union, comme en témoigne Lukas venu de Prague.

"C'est plus difficile d'aborder ce sujet pour en Europe de l'Est. Par exemple pour la Lettonie, la coopération de développement est quelque chose de très nouveau. C'est aussi lié à la relation de ces pays avec l'Afrique, puisqu'il n'y a eu aucune colonisation, aucune histoire commune. Les gens tout simplement ne savent pas."

Si la barrière de la langue est franchie, l’intimité des habitacles est propice aux échanges. Même avec des interlocuteurs très sceptiques, comme Julien en a fait l’expérience :

"C'était une personne qui travaille pour une grande entreprise, et qui justement est derrière certaines exploitations des pays en développement. C'était très intéressant de discuter avec lui de tous ces thèmes. Et nous avons pu le faire justement parce que nous étions dans une voiture."

Les politiques européennes de développement au coeur du débat

A chaque étape, le groupe a investi les centres-villes. Le travail de sensibilisation a continué cette fois avec de la musique, du théâtre de rue et des conférences pour approfondir la réflexion. Au terme du périple mercredi dernier à Bruxelles, les autostoppeurs sont venus discuter de politique commerciale au Parlement européen, histoire de montrer que le problème touche plus que les politiques de développement. L’eurodéputée britannique Linda McAvan, qui a accueilli la manifestation, est sur la même longueur d’onde :

"Je crois que l'Europe doit vraiment regarder à travers toutes les politiques européennes. Il est vrai qu'on a de bonnes politiques de développement, mais quand on regarde la politique agricole commune par exemple, là, on sait très bien qu'il y a des pratiques europénnes aui sont néfastes pour les pays en développement."

L’Union a promis de doubler son aide afin de tenir ses engagements internationaux. En 2008, les progrès réalisés en relation avec les objectifs du Millénaire seront évalués à travers le monde.

A écouter aussi dans cette émission :

Le passé russe de la ville de Nice

La ville de Nice est connue pour être la capitale de la Côte-d’Azur dont le climat et la beauté du paysage ont été appréciés par les Britanniques à la fin du XIXe siècle. Ce qui est moins connu, en revanche, c’est que les Russes peuvent revendiquer tout autant la paternité de cette découverte, puisque les membres de la famille impériale avaient pris l’habitude d’y passer l’hiver, et ceci dès la seconde moitié du XIXe siècle. Les fastes de leurs réceptions ont marqué l’imaginaire des Niçois et aujourd’hui, la cathédrale russe Saint-Nicolas est la vitrine de ce passé. Elle est aussi le monument le plus visité de Nice. Mais le prestige de cette église est tel que l’Etat russe a engagé une bataille judiciaire pour en récupérer la propriété. Un reportage de Jean-Michel Bos.