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Afro-presse (hebdomadaire)

Espoir de paix en Somalie

La Somalie revient dans les colonnes de la presse allemande. La conférence internationale de Londres a constaté des progrès dans la reconstruction du pays, mais les islamistes shebab restent une menace.

Le premier ministre britannique David Cameron et le président somalien Hassan Sheikh Mohamud à l'ouverture de la conférence de Londres

Conférence de Londres

Ce bilan mitigé se retrouve dans les journaux. Un journal comme die tageszeitung fait état de progrès concrets. Il en veut pour preuve la campagne de vaccination lancée à Mogadiscio. 30% seulement de tous les enfants somaliens sont vaccinés, note le journal. Mais le Docteur Yahya Scholeh, pédiatre à l'hôpital Banadir de Mogadiscio, se réjouit. Son pays va recevoir un million de vaccins financés par le partenariat public-privé Gavi, alors que la campagne va être menée conjointement par l'UNICEF et l'OMS. Il s'agit d'un nouveau vaccin indien qui protège les enfants contre sept maladies, dont la diphtérie, la méningite et l'hépatite B. En 2007, poursuit le journal, l'hôpital Banadir était pratiquement vide. Les patients étaient allongés par terre, sur des matelas défoncés. Il n'y avait dans la salle d'opération qu'une table et une bouteille d'oxygène. A présent il y a partout des lits avec des moustiquaires, la salle d'opération est bien équipée. Depuis que les milices shebab ont quitté Mogadiscio en 2011, l'hôpital a reçu beaucoup d'argent de l'étranger. Mais souligne aussi le journal, la sécurité dans la capitale laisse beaucoup à désirer. Les shebab commettent encore de nombreux attentats suicides.

Réfugiés somaliens dans le camp de Dadaab

Réfugiés somaliens dans le camp de Dadaab

La sécurité s'est considérablement détériorée dans le plus grand camp de réfugiés au monde, celui de Dadaab au Kenya, un camp qui abrite de nombreux Somaliens. C'est ce qu'on peut lire dans un quotidien de langue allemande, bien sûr, mais autrichien, Die Presse. Depuis que l'armée kenyanne est intervenue en Somalie en 2011, la situation à Dadaab s'est terriblement dégradée, beaucoup de réfugiés veulent rentrer en Somalie. 460 000 personnes vivent à Dadaab, isolées dans le nord-est du Kenya. 95% sont des Somaliens. Il y a aussi des Soudanais du sud, des Ethiopiens, des Congolais. Des affrontements armés, note le journal, éclatent régulièrement entre clans, extrêmistes, collaborateurs de la police. En 2012, une dizaine d'employés d'organisations humanitaires ont été enlevés, des bombes improvisées éclatent continuellement. Dominik Bartsch, le directeur du camp, le dit ouvertement: "Nous sommes certains qu'il y a ici une cellule terroriste". Les règles de sécurité ont été renforcées pour les collaborateurs internationaux du HCR. Certains n'ont plus mis les pieds dans le camp depuis des mois. Conséquence: les réfugiés se sentent abandonnés à eux-mêmes.

Manifestation en faveur de la loi d'isolement politique

Manifestation en faveur de la loi "d'isolement politique"

Les Libyens hantés par le passé

La Libye est un autre sujet d'intérêt pour la presse allemande. Une loi, très contestée, vient d'être adoptée à Tripoli : elle bannit de la vie politique les anciens responsables et collaborateurs du régime Kadhafi. La Libye se bat avec son passé, titre la Berliner Zeitung. Cette loi "sur l'isolement politique" des fonctionnaires de l'ère Kadhafi est discutée depuis des mois. Comment traiter, dans la nouvelle Libye, les représentants de l'ancien régime? La question est particulièrement sensible, car beaucoup de membres de l'actuel gouvernement étaient au service de Kadhafi jusqu'aux premiers jours de l'insurrection. C'est le cas par exemple de Mahmoud Jibril, le chef de l'Alliance nationale qui lors des élections de l'année dernière est devenue la première force politique. Jusqu'en 2011 il dirigeait un institut économique proche du gouvernement. Après l'adoption de la nouvelle loi il perdra toutes ses fonctions, tout comme beaucoup d'autres membres du gouvernement. Ceux qui profitent le plus de la nouvelle loi, souligne le journal, sont les Frères musulmans, ils ont été persécutés sous Kadhafi et beaucoup ne sont rentrés en Libye qu'au début de la révolution.

Au siège de la Banque mondiale à Washington

Au siège de la Banque mondiale à Washington

Des bons points pour l'Afrique

L'économie occupe une large place cette semaine dans la presse allemande. La tenue, en Afrique du sud du Forum économique mondial sur l'Afrique en fournit l'occasion. Jan Walliser, responsable de l'Afrique à la Banque mondiale, s'exprime dans les colonnes de l'hebdomadaire Die Zeit sur le boom économique observé actuellement en Afrique. Selon lui l'allègement de la dette par les pays industriels a été une grande aide pour de nombreux pays africains. Mais ce n'est pas tout. Les responsables politiques africains ne ressentent plus la discipline budgétaire comme quelque chose qui est imposé par la Banque mondiale. Certains pays, comme le Sénégal, ont contracté ces derniers temps de nouvelles dettes, mais beaucoup d'autres pays ont investi l'argent libéré par l'allègement de la dette dans des insfrastructures comme les routes et les écoles. Le Monsieur Afrique de la Banque Mondiale fait aussi son mea culpa. L'institution monétaire a été souvent critiquée pour sa politique agricole qui soutenait surtout les gros producteurs tournés vers l'exportation, au détriment des petits paysans. Nous savons aujourd'hui, souligne Jan Walliser, qu'avant d'entreprendre quoi que ce soit nous devons étudier de près comme cela fonctionne. Nous avons toute une série de programmes régionaux pour améliorer les semences. La culture de mangues au Mali par exemple est un succès. Nous avons veillé à ce que la chaine du froid fonctionne jusque sur les marchés d'exportation en Europe, précise Jan Walliser.

Dans la township d'Alexandra à Johannesburg

Dans la township d'Alexandra à Johannesburg

Espoirs déçus en Afrique du sud

Un autre journal refroidit cet enthousiasme en prenant l'exemple de l'Afrique du sud. Vingt ans après la fin de la ségrégation raciale les espoirs d'une vie meilleure se sont brisés pour des millions de noirs sud-africains. Ils sont à bout de patience, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le ministre sud-africain des finances prévoit pour cette année une croissance de 2,7% seulement. C'est très insuffisant pour créer des emplois. La crise en Europe et la baisse du besoin de matières premières en Asie se font sentir. La colère et le désespoir sont perceptibles dans le pays, poursuit le journal. Certains protestent dans la rue, d'autres se mettent en grève.

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