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Vu d'Allemagne

Erdogan a peur du spectre de Gezi

Les journaux reviennent sur la répression des manifestations anti-gouvernementales en Turquie samedi, un an après le début du mouvement de contestation du parc Gezi, à Istanbul.

Un important dispositif de sécurité avait été déployé samedi à Istanbul

Un important dispositif de sécurité avait été déployé samedi à Istanbul

En première page de die tagezeitung, on peut voir la photo d’un policier qui, d’un air menaçant, brandit à deux mains une matraque. L’ordre donné aux policiers d’Istanbul par le Premier ministre était clair, écrit le journal : empêcher toute manifestation. Pour le quotidien, un an après l’évacuation du parc Gezi, la façon dont Recep Tayyip Erdogan mène le pays est de plus en plus évidente.

Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu de week-end à Istanbul et Ankara

Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu de week-end à Istanbul et Ankara

Depuis 12 ans, Recep Tayyip Erdogan a remporté tous les scrutins en Turquie et il a de grandes chances de sortir victorieux de la présidentielle, écrit la Süddeutsche Zeitung. Pourquoi un homme qui a presque tout atteint sur le plan politique fait-il déployer 25.000 policiers et 50 canons à eau juste pour empêcher un ou deux milliers de personnes de se rassembler pour se souvenir de leurs espoirs de l'été 2013 ? Le rêve d'un pays plus libre, avec plus d'arbres que de béton. Par la suite, la contestation n'a pas donné naissance à un mouvement politique organisé. Malgré l'interdiction de manifester, certains ont voulu montrer que tous les espoirs de 2013 n'avaient pas disparu. Ils ont réussi à prouver une chose : l'Etat a toujours peur d'eux.

Les éditorialistes commentent aussi les nouvelles accusations de corruption envers le Qatar lors de l'attribution du Mondial 2022 de football, qui jettent une nouvelle ombre sur le fonctionnement de la Fifa.

Joseph Blatter a récemment reconnu que confier l'organisation du Mondial 2022 au Qatar avait été une erreur

Joseph Blatter a récemment reconnu que confier l'organisation du Mondial 2022 au Qatar en été avait été une erreur

À l’approche du coup d’envoi de la Coupe du monde de football au Brésil, la Frankfurter Allgemeine Zeitung note que la Fifa aura beaucoup de mal d’ici là à mettre de l’ordre face aux scandales qui la touchent. Après les manipulations de matchs de préparation en amont du Mondial 2010 en Afrique du Sud et l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar dans des circonstances consternantes, le président de la Fifa, Joseph Blatter, s’était vu obligé d’annoncer des réformes. Mais plus ce processus interne dure, plus la tactique de la Fifa devient claire : faire traîner les choses en longueur, en espérant que les critiques seront oubliées une fois que le ballon roulera sur le terrain.

Pour la Südwest-Presse, la Fifa donne l’image d’une fédération dans laquelle mensonges et fraudes font partie du quotidien. Et le pire, c’est que ce n’est ni nouveau, ni surprenant. Indépendamment du fait que l’attribution du Mondial 2022 doit être revue, la Fifa a besoin d’une révision générale.

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