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Vu d'Allemagne

Entre rouge et vert, son coeur balance

Les élections allemandes sont ce mardi encore à la Une de tous les grands journaux. La presse s'interroge en particulier sur les possibilités de coalition qui s'offrent à Angela Merkel pour son troisième mandat.

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A moins de former un cabinet minoritaire, deux options se présentent à Angela Merkel : une coalition avec le SPD ou avec les Verts

Die Welt se penche sur le revers du triomphe d'Angela Merkel aux élections législatives. Pour le journal, la chancelière fait penser à un enfant surdoué avec qui personne ne veut jouer car c'est toujours lui qui gagne. En admettant que les sociaux-démocrates acceptent de gouverner avec elle, la formation d'une grande coalition aura des airs de sacrifice politique. Comparé au scrutin de 2005 qui avait également abouti à une grande coalition, le SPD s'appuie cette fois sur un nombre bien inférieur de députés et son influence risque de s'en ressentir au sein du gouvernement. Dans ce contexte, ce serait presque un euphémisme de parler de "grande coalition".

Pour la Süddeutsche Zeitung, il est illusoire de s'attendre à ce que le SPD et a fortiori les Verts, avec lesquels une coalition est également envisageable, lui tombent dans les bras. Il semble par ailleurs assez clair que la chancelière ne veut pas d'une coalition entre les conservateurs et les écologistes. Les deux partis ont assurément plus de points communs qu'il y a dix ans. Il n'en reste pas moins qu'un monde sépare encore le militant vert engagé et le chrétien-démocrate convaincu.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung s'intéresse, elle, aux libéraux du FDP, grands perdants de ces élections. Ses dirigeants disposent désormais de quatre ans pour reconstruire le parti et surtout, priorité des priorités, pour définir une nouvelle ligne. Le journal met beaucoup d'espoirs en Christian Lindner qui sera sans doute appelé à être le nouveau chef des libéraux et qui a déjà fait ses preuves au niveau régional. Même si sa mission s'annonce difficile, l'état désastreux du parti comporte au moins un avantage : Christian Lindner aura carte blanche.

Pour finir, die tageszeitung s'interroge sur la pertinence de la barre des 5%. En raison de cette clause, qui empêche un parti n'atteignant pas 5% des voix de siéger à la chambre basse du Parlement, environ un citoyen sur six n'est pas représenté cette fois-ci. Ce n'est pas négligeable. Le journal estime qu'il faut maintenir une barrière mais qu'il serait peut-être bon de l'abaisser à 3% pour garantir une meilleure représentation des votants.

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