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Europe

Entre commémoration et récupération

En Italie, les obsèques nationales des 366 migrants orginaires d'Afrique et morts il y a trois semaines dans le naufrage de Lampedusa se sont déroulées en Sicile... mais loin de Lampedusa, et en l'absence des survivants.

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Un survivant du naufrage à Lampedusa

Il y a trois semaines, le gouvernement italien avait promis que les victimes du naufrage de Lampedusa qui a provoqué la mort de trois cent soixante six immigrés auraient droit à des obsèques nationales.

La cérémonie s'est déroulée ce lundi sur le port touristique d'Agrigente, toujours en Sicile, mais loin de Lampedusa. Et surtout, sans cercueils, les morts ayant été tous enterrés en catimini la semaine dernière. De ce fait, ces obsèques auxquelles ont participé le vice-président du Conseil et la ministre de l'Intégration Cécile Kyenge, ainsi que les ambassadeurs des pays d'origine des victimes, se sont réduites à un geste symbolique.

Flüchtlinge ertrinken vor Lampedusa

Trois cent soixante six personnes sont mortes dans le naufrage au large de Lampedusa

Une "farce" macabre

C'est d'ailleurs ce qu'a dénoncé le maire de Lampedusa qui a refusé de participer à la cérémonie. Il n'est pas le seul à protesté, l'édile d'Agrigente ayant qualifié ces obsèques de farce organisée par l'Etat italien et, aussi, de défilé utile à une classe politique qui ne pense qu'à ses propres intérêts.

Le maire d'Agrigente s'est aussi dit choqué par la présence des représentants du gouvernement érythréen, qui offense a-t-il dit, la mémoire des migrants morts justement pour avoir voulu fuir leur régime dictatorial. A tout cela s'ajoute l'absence des cent cinquante survivants du drame de Lampedusa qui n'ont pas été invités à la commémoration.

Sit-in de survivants du naufrage

Certains ont organisé un sit-in dans le centre de rétention de Lampedusa pour protester contre cette décision incompréhensible qui a choqué l'opinion publique italienne. Après les obsèques d'ailleurs, les associations de soutien aux immigrés ont exposé une banderole pour protester contre l'exclusion des survivants.

Ariel Dumont à Rome, pour la DW.


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