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Vu d'Allemagne

Enquête sur les services secrets?

Quel rôle les services secrets allemands ont-ils joué en Irak ? Les députés Verts allemands renoncent à demander une enquête parlementaire pour répondre à cette question. Au moins tant que le gouvernement fédéral n’aura pas rendu de rapport complet sur sa version de l’affaire. Les journaux allemands reviennent sur le revirement du parti écologiste.

Service fédéral de renseignements

Service fédéral de renseignements

Les Verts commués en carpette. C’est le titre choisi par la tageszeitung. Autrefois tigre de l’opposition, le parti écologiste a été dressé par les conservateurs et les libéraux jusqu’à devenir une vulgaire descente de lit. La taz rappelle que les Verts avaient été les premiers à réclamer une commission d’enquête, avant les libéraux et le parti de gauche. Seulement voilà, jusqu’à une période récente, les Verts étaient les alliés du SPD qui a en charge plus de la moitié des portefeuilles ministériels actuels. Joschka Fischer, l’ancienne figure emblématique des écologistes, s’est, qui plus est, prononcé contre l’enquête. Décidément, les Verts n’ont pas réussi à tuer le père.

Ce « père » des écologistes, Joschka Fischer, figure sur une caricature publiée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Sur un piédestal, drapée dans une toge à la façon des empereurs romains, la statue de l’ancien ministre des Affaires étrangères porte la mention « Histoire ». À ses pieds, des bâtons de dynamite, reliés à une étiquette « services secrets ? ». Et sur un socle à côté, Guido Westerwelle, le chef de file des libéraux s’apprête à allumer la mèche qui fera voler Joschka Fischer en éclats.

La Süddeutsche Zeitung qualifie la journée d’hier de journée noire pour le parlementarisme allemand. Les Verts se sont contentés de soulever des questions, par ailleurs justifiées, sur le rôle des services secrets en Irak, en Syrie ou encore à Guantanamo, mais pour finalement se cacher derrière la montagne de questions restées en suspens. Or, rappelle le journal, le Bundestag est censé incarner le principe démocratique, être le garant de l’autorité de l’Etat. Il est aussi l’organe qui doit contrôler ouvertement et efficacement les services secrets. Car il s’agit bien de l’action des services secrets allemands, et non de distribuer ou retirer des points à telle ou telle formation politique, écrit la SZ. Le journal déplore que, dans cette histoire, les députés se contentent de gérer le pouvoir exécutif, de ramasser les miettes que leur laisse le gouvernement. C’est une honte, conclue le quotidien munichois, que des élus du Bundestag prétextent que, d’ordinaire, aucun résultat probant ne ressort des commissions d’enquête parlementaire. En fait, tout dépend de l’usage qu’ils font de ces commissions. C’est un peu comme si un journal écrivait qu’il ne publie jamais rien d’intéressant.

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Les libéraux et le Parti de gauche se sont regroupés pour réclamer, au contraire, la formation rapide d’une commission d’enquête parlementaire. Mais pour voir leur requête aboutir, ils doivent recueillir 39 signatures de députés membres de la coalition au pouvoir, ce qui est fort improbable de l’avis des journaux.

  • Date 24.01.2006
  • Auteur Sandrine Blanchard
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