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Vu d'Allemagne

En Saxe, nouvel épisode de haine contre les réfugiés

Bautzen, a été le théâtre d'affrontements violents entre des extrêmistes de droite et de jeunes réfugiés cette semaine. Ce, à la veille de l'anniversaire du "pogrom" raciste de Hoyerswerda, une ville voisine, en 1991.

Bautzen, en Saxe, 40.000 habitants, accueille des réfugiés depuis un peu plus de deux ans. Et ces derniers mois déjà, des rixes avaient eu lieu entre jeunes réfugiés et autochtones. Pour le maire de Bautzen, Alexander Ahrens, au premier abord la nouvelle tient du fait divers: "Il s'agit de jeunes âgés de 16, 17 ans. À cet âge-là, on se laisse facilement provoquer. Et il y a eu un précédent en avril."

Le moindre incident battu en brêche

Ce mercredi, ce sont plus de 80 militants d'extrême droite qui ont fait face à un petit groupe de réfugiés. Depuis, des renforts policiers sont venus appuyer les effectifs locaux. Les autorités disent avoir repris le contrôle. Certains jeunes réfugiés, qualifiés de leaders ont été transférés vers un autre centre. Pour les autres, il y a couvre-feu.

Deutschland Bautzen Konflikt Flüchtlinge vs Rechte

Ce mercredi soir, 14 septembre 20 réfugiés ont fait face à plus de 80 extrêmistes

Mais pour Lutz Hillmann, membre de la société civile, l'événement n'a rien d'anecdotique au vu des précédents récents: "Nous atteignons un point culminant en Saxe, les choses n'ont fait qu'empirer ces deux dernières années. Vu comment le moindre incident est monté en brèche par l'extrême droite, c'est une question de temps pour que la tension explose."

Hoyerswerda, 17 septembre 1991: l'explosion de violences racistes

Deutschland Anschlag auf Asylbewerberheim in Hoyerswerda 1991

Le 23 septembre 1991, un réfugié à la fenêtre du centre d'accueil de Hoyerswerda

Une situation que la Saxe a déjà connue. Il y a 25 ans, le 17 septembre 1991, une vague d'agressions contre les réfugiés est restée dans les mémoires, comme "le pogrom" de Hoyerswerda. La ville est à une quarantaine de kilomètres de Bautzen. À l'époque, la police n'avait rien fait, ou rien pu faire, alors que près de 500 extrémistes de droite poursuivait les réfugiés dans leurs lieux de vie, 230 réfugiés, qui avaient été évacués, quelques jours plus tard. Pour Amnesty international, les autorités n'ont pas su tirer la leçon de l'événement. Le racisme et les stéréotypes ont la vie dure. L'organisation de défense des droits de l'Homme dénonce l'absence, aujourd'hui encore d'un concept fédéral pour assurer la sécurité des centres de réfugiés. Le mélange est explosif, en ces temps de montée du populisme, en Allemagne.

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