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Afrique

En RDC, le calme avant la tempête ?

Beaucoup de villes ont tourné au ralenti ce lundi même si la tension était palpable en cette veille du terme du mandat du président Kabila. L'opposition conteste toujours sa volonté de se maintenir au pouvoir.

Écouter l'audio 04:10

Le point sur la journée du 19 décembre

Lundi 19 décembre, la situation était globalement calme à Kinshasa, la capitale. La plupart des commerces sont restés fermés, principalement dans le centre-ville, et la circulation était timide. Malgré des menaces de coupure, Internet et les réseaux sociaux ont, dans l’ensemble, plutôt bien fonctionné. La tension était toutefois palpable au sein de la population et la plupart des habitants ont préféré rester chez eux, comme en témoigne cet habitant de Kinshasa : "Dans mon quartier toutes les personnes que j'ai vues ce matin ont indiqué que la situation était calme. Moi je suis chez moi, je parle avec des amis. Il y a des gens qui passent, qui font des petits tours. En tout cas selon les informations que j'ai, je n’ai pas entendu dire qu’il y eu un affrontement ou un mouvement quelque part dans la ville depuis ce matin." 

La police et l'armée étaient surtout présents dans les points stratégiques de la ville et au niveau de l’université de Kinshasa, où des étudiants ont tenté de manifester dans la matinée. Ils ont toutefois été contenus par les forces de l'ordre. 

Une situation tendue à l'est

À Goma, dans l'est du pays, les habitants étaient sur le qui-vive et la société civile a conseillé à la population de rester chez elle. Sur certaines routes, comme Ndosho et Majengo, la population a dressé et incendié des barricades, sans que cela n’entraîne pour autant des affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont massivement quadrillé la ville. C’est ce que souligne Magloire Paluku, journaliste dans le Kivu : "Aujourd’hui lundi, la police et l’armée sont mobilisées dans chaque rue stratégique pour appréhender certains jeunes qui veulent faire des barricades. Trois ou quatre activistes de partis politiques connus ont été appréhendés ce matin".

Une situation tendue confirmée par un prêtre de Bukavu - toujours dans l'est de la RDC :  "En tout cas la liberté d'expression est menacée, dans le sens où nous sommes contrôlés. Les gens sont restés dans leur maison, il n'y a pas eu beaucoup de balles. Mais l'ambiance est telle que les gens préfèrent rester chez eux"

Des violences attendues

La situation pourrait rapidement évoluer. Beaucoup d'étudiants et d'activistes, notamment de la Lucha, la lutte pour le changement en RDC, attendent minuit pour manifester. À Butembo des violences ont éclaté dès ce matin : des rebelles Maï-Maï ont attaqué la commune de Vulamba. Les miliciens s’en sont pris à une prison, à la mairie et à un sous-commissariat. Cinq rebelles, un Casque bleu et un policier ont été tués. Selon des habitants, certains combattants de ces groupes armés ont affirmé vouloir chasser du pouvoir le président Kabila et ils prépareraient des attaques dans certaines contrées du pays.

 

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