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Afrique

En attendant la CARIC ...

Outre l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique, la mise en place de la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises est au coeur du 23ème sommet de l'Union africaine qui s'est ouvert jeudi à Malabo.

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Une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains des 54 pays de l'Union africaine sont réunis pour deux jours à Malabo

L'idée de créer cette force d'intervention rapide avait été émise lors du dernier sommet de l'Union africaine en mai 2013. L'objectif étant de disposer d'un contingent militaire prompt à intervenir en cas de survenance d'une crise, comme celle du Mali ou de la République centrafricaine. La CARIC est donc une mesure transitoire, en attendant que la Force africaine en attente soit opérationnelle. Cet autre dispositif que veut mettre en place l'UA doit permettre au continent de disposer des moyens nécessaires pour effectuer ses propres interventions militaires. Les armées africaines sont-elles prêtes à intégrer la CARIC ? Selon Unnir Abdallah, professeur à la Faculté de droit à l'Université de Tanger au Maroc, la réponse est non :

« À l'exception peut être de l'Afrique du Sud et d'un ou deux pays africains, les armées africaines restent très mal formées, sans aucune logistique, dépendant toujours d'une assistance étrangère, qu'elle soit technique ou stratégique ou financière. Je vois mal dans l'immédiat comment on peut créer une unité africaine. Et quant on voit d'ailleurs le rôle des armées africaines dans le maintien de la paix en Afrique, sous mandat des Nations-unies, on se rend compte qu'on est loin du compte. »

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Präsident von Äquatorial-Guinea

Le sommet de l'UA est aussi l'occasion de dénoncer la gestion du pouvoir par Teodoro Obiang Nguema

Remous au sein de l'opposition équato-guinéenne

Alors que le sommet de l'UA se poursuit à Malabo, l'opposition équato-guinéenne en exil a choisi justement ce moment pour réitérer ses critiques contre le régime du président Teodoro Obiang Nguema. Les opposants fustigent entre autres le verrouillage de l'espace démocratique dans leur pays et surtout ce qu'ils appellent la "privatisation" des ressources de la Guinée équatoriale par le clan au pouvoir. Ils exigent la démission du président Obiang Nguema, qui était, rappelons-le, arrivé au pouvoir en 1979 à la faveur d'un coup d'état militaire. La Guinée équatoriale est le 3ème pays producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais elle est considérée comme l'un des pays les plus corrompus au monde et occupe le 163ème rang sur 175 pour l'indice de développement humain.

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