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Vu d'Allemagne

En Allemagne, une nouvelle procédure d'interdiction du NPD est entamée

La Cour constitutionnelle allemande entame une procédure d'interdiction du NPD, le parti national-démocrate d’Allemagne. Une demande qui a été introduite en décembre 2013. Les audiences s'étaleront jusqu'au 3 mars.

Deutschland Bundesverfassungsgericht Verfahren NPD

Les juges de la Cour constitutionnelle allemande, à Karlsruhe.

La Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe entame une procédure d'interdiction du NPD, le parti national-démocrate d’Allemagne. Une demande qui a été introduite en décembre 2013 par les 16 Länder du pays, c'est-à-dire les Etats de la fédération allemande. Les audiences s'étaleront sur trois jours, jusqu'au 3 mars.

Considéré comme néo-Nazi, le Parti national-démocrate d’Allemagne, ou NPD, est un parti d’extrême droite ancien, fondé en 1964. Il est connu pour sa violence et ses positions racistes et antisémites. Le NPD se distingue du parti "Alternative pour l’Allemagne" qui, s’il se positionne contre l’accueil des migrants, s’est avant tout fait connaître pour son euroscepticisme.

Un débat récurrent

En Allemagne, le débat sur l’interdiction du NPD est un sujet sensible, loin d’être nouveau. Après la Seconde Guerre mondiale, pour éviter l’arrivée au pouvoir de partis anti-démocratiques, il est inscrit dans la constitution allemande la possibilité de dissoudre un parti. Ainsi, en l’an 2000, une première tentative est conjointement menée par le gouvernement, le Parlement et le Conseil fédéral. Pourtant, la demande est rejetée par les juges en 2003, pour des raisons qui ont fait scandale.

Aujourd'hui, dans un contexte où la violence envers la population d'origine étrangère augmente en Allemagne, les discussions reprennent. Certaines personnalités politiques et experts pensent qu'un parti ouvertement anti-démocratique ne devrait pas être financé par l'État. Au contraire, d'autres, comme le ministre de la justice Heiko Maas, pointent du doigt les risques d'une telle interdiction. La dissolution d'un parti ne signifie pas nécéssairement la dissolution de ses idées.

La décision finale reviendra à la Cour constitutionnelle. Un nouvel échec de l'interdiction, comme en 2003, risquerait toutefois de renforcer la légitimité du parti.

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