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Elections en 2020, les Burundais se préparent et doivent verser de l'argent

Au Burundi, la population se prépare déjà aux élections de 2020. Pour la première fois, le pays est plus que jamais déterminé à organiser et financer tout le processus à 100% sans aides extérieures.

Écouter l'audio 02:11

"La majorité des Burundais n'a pas de quoi contribuer" (Pacelli Sindaruhuka)

Pour atteindre son objectif, le gouvernement burundais attend de chaque citoyen qu'il verse une contribution pour le financement des élections générales de 2020. Une décision qui inquiète plus d'un burundais pour diverses raisons.

La majorité des Burundais convergent sur la contribution aux élections. Seul, le caractère obligatoire est au centre de divergences. "C'est une double exigence", explique Zénon Nimubona, le président du Parti pour le redressement National. "Nous trouvons que le budget national doit servir à tout y compris au financement des élections. Le compte, les citoyens en principe l'alimente déjà en payant les impôts et les taxes " souligne M.Numubona qui voit une contribution double avec ce système. 

Contribution volontaire pour soulager les plus pauvres ?
La réussite des élections financées par le peuple est un acte louable, affirme Pacelli Sindaruhuka. Toutefois, ce directeur des publications de l'hebdomadaire Ijambo s’inquiète de la contribution dans l’extrême pauvreté qui gangrène les burundais. "Il faut savoir que les burundais sont un peu pauvres. Alors il ne faut pas les obliger à contribuer. Combien chaque Burundai va devoir donner ?", interroge-t-il. "2000 F, 1000 F, 100.000 F, 50.000 Francs ? Il faut le savoir. Parce que la majorité, 80%, n'ont pas la capacité d'avoir 1.000 francs ou 2. 000 francs pour contribuer " s'indigne le directeur de publication d'Ijambo.

Willy Niyonkuru est un blogueur rencontré au centre de Bujumbura. La contribution pour le bon déroulement des élections est sa conviction. Néanmoins, pour sa part, l'obligation d'y contribuer est inopportune. "L’opération doit garder son caractère volontaire", poursuit-il. "Dans le sens vrai du terme contribuer cela doit se faire volontairement, parce que quelqu'un à qui tu n'as pas donné de ressources, à qui n'as pas donné de financement, sans savoir comment il vit au jour le jour, tu ne peux pas l'obliger à contribuer pour les élections! "

 

Réglementation à mettre en place

La contribution aux élections est le plan du gouvernement pour réaliser son objectif afin de faire preuve de souveraineté. Pour réussir le pari, il faut une réglementation. C'est du moins ce qu'affirme Gaston Sindimwo, le premier vice-président de la République.
"On a accepté au niveau du gouvernement qu'il y ait une ordonnance conjointe des ministres pour une cotisation volontaire. Quand vous amorcez une approche pareille, le gouvernement responsable devrait mettre une réglementation pour canaliser ces contributions vers l'objectif déjà fixé ", surrenchérit le premier vice-président de la République.

Le compte bancaire pour les élections de 2020 est ouvert dans toutes les banques depuis deux mois. Certains dont le chef de l’État et son premier vice-président l’alimentent déjà quand d'autres hésitent encore.

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