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Afro-presse (hebdomadaire)

Elections chaudes au Kenya

Les Kenyans voteront lundi 4 mars pour élire un président, des députés et des gouverneurs. Après les violences post-électorales de 2007 /2008, la crainte de nouveaux affrontements est tangible dans le pays,.

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Candidats à l'élection présidentielle au Kenya

Les journaux s'en font l'écho. die tageszeitung par exemple prévoit des élections chaudes. En tout cas sur les bords du lac Victoria, dans l'ouest du Kenya, le peuple Luo, écrit le journal, n'entend pas se faire voler sa victoire comme il y a cinq ans. Raila Odinga, l'actuel premier ministre, est le leader politique des Luo. Lors des dernières élections, rappelle le journal, il pensait avoir gagné mais après un décompte douteux des voix, c'est Mwai Kibaki, un kikuyu, qui fut déclaré vainqueur. Le pays sombra dans des pogromes ethniques. Odinga, poursuit le journal, sera de nouveau candidat au scrutin du 4 mars. Mwai Kibaki ne se représente pas. Mais selon les sondages, Odinga est de nouveau à égalité avec un Kikuyu,à savoir Uhuru Kenyatta. Le risque de confrontation violente entre Luo et Kikuyu, et leurs alliés respectifs, est donc grand, estime le journal. Une fois de plus les politiciens jouent sur l'appartenance ethnique de leurs électeurs. Par rapport aux élections de 2007, quelque chose a quand même changé, note plus loin die tageszeitung: le pays s'est doté d'une nouvelle constitution qui introduit une forte décentralisation et impose un quota d'un tiers de femmes dans la plupart des organes gouvernementaux. Ce quota ne sera pas introduit pour ces élections, mais les femmes sont quand même plus nombreuses qu'autrefois à présenter leur candidature.

Kenia Wahlkampagne in Kibera Slum bei Nairobi

Campagne électorale dans le bidonville de Kibera, Nairobi

Pour le journal der Freitag, cet idéalisme constitutionnel est administré par des politiciens dont la plupart sont des parrains tribalistes: Uhuru Kenyatta, le leader des Kikuyu est le fils du premier président Jomo Kenyatta. Raila Odinga est le fils de Jaramogi Ajuma Odinga, ancien vice-président et principal rival, autrefois, de Jomo Kenyatta. Alors que la constitution prévoit la démocratie, la transparence et la bonne gouvernance, ces élections tournent une fois de plus autour des loyautés tribales. Mais comme aucun des partis politiques bâtis sur une base ethnique ne peut remporter la majorité absolue, des coalitions déroutantes se sont forgées pour s'assurer la victoire. Car explique le journal, la politique reste au Kenya une affaire lucrative. Obtenir un mandat parlementaire, c'est comme décrocher un gros lot à la lotterie. Les députés de l'assemblée nationale perçoivent des indemnités parlementaires supérieures d'un tiers à celles de leurs collègues britanniques de la chambre des communes. Pour prévenir ou en tout cas limiter le risque de violences électorales, une "commission nationale pour la cohésion et l'intégration" a été mise en place. Son président s'appelle Mzalendo Kibunjia. La Süddeutsche Zeitung l'a accompagné à Garissa, une localité située à 150 kilomètres de la frontière somalienne. Garissa est un cas particulièrement difficile, la ville est déchirée par la violence: pasteurs, imams, soldats y sont abattus sans sommation. C'est que, comme l'explique Mzalendo Kibunjia dans l'article, plusieurs types de conflit se superposent: chrétiens contre musulmans, Kenyans d'origine somalie contre réfugiés somaliens, et trois clans qui cherchent à se chasser mutuellement pour s'assurer la majorité dans les registres électoraux.

Viele Tote nach Kämpfen in Mali

Soldat malien près du palais de justice de Gao

Le Mali n'est pas l'Afghanistan

Le Mali n'est pas oublié pour autant. Un quotidien allemand émet des doutes quant à la pertinence de la comparaison, établie de plus en plus souvent, entre le combat contre les islamistes au Mali et la guerre contre les taliban en Afghanistan. Des attentats-suicides, des islamistes qui posent des mines - la guerre au Mali, lit-on dans la Süddeutsche Zeitung, bat son plein mais la partie la plus difficile de la mission militaire contre les djihadistes semble tout juste commencer. Raison pour laquelle sans doute des responsables politiques occidentaux mettent en garde contre un "deuxième Afghanistan". Mais le journal relève précisément plus d'une différence. A Bamako, la capitale malienne, la crainte était grande que les islamistes qui occupaient le nord-Mali depuis la mi-2012 n'avancent en direction du sud. En Afghanistan les taliban contrôlaient tout le pays quand a débuté l'intervention occidentale. Après les attentats du 11 septembre 2001 le régime de Kaboul a refusé de livrer Oussama Ben Laden. L'armée américaine, avec l'appui de la Grande Bretagne, a alors envahi le pays. L'opération a été placée sous le commandement de l'OTAN et a vite atteint le chiffre de 150 000 soldats. Une telle dimension est difficilement imaginable au Mali, estime le journal. Autre différence: en Afghanistan les taliban ont été chassés du pouvoir quelques semaines seulement après le début de l'intervention occidentale, mais par la suite de graves erreurs stratégiques ont été commises, à tel point que les taliban, qui ne peuvent être vaincus militairement, doivent récupérer une partie au moins du pouvoir. Au Mali seule la chute du régime libyen, suivie de la rébellion touarègue et d'un coup d'Etat militaire à Bamako ont permis aux islamistes de se renforcer jusqu'à pouvoir contrôler le nord du pays. La France n'a pas pour objectif de changer le régime au Mali. Il s'agit bien plutôt d'aider le gouvernement de transition à reconquérir le nord. Cela dit, souligne plus loin le journal, l'expérience afghane enseigne qu'une intervention militaire ne suffit pas pour stabiliser un pays. C'est principalement à cet aspect que se réfèrent les mises en garde contre une "afghanisation" de l'Afrique de l'ouest.

Armenviertel Zango I in Viana Angola

Habitation de fortune à Viana, un faubourg de Luanda

Des logements inaccessibles en Angola

En Angola un gigantesque lotissement a été construit par les Chinois à 30 km de Luanda. Il était destiné à pallier la pénurie de logements. Mais il ne fait pas recette. La cité-dortoir de Kilamba fait pourtant la fierté du gouvernement angolais, écrit la Berliner Zeitung. 20 000 logements ont déjà été construits. Quand le projet sera terminé, 500 000 personnes seront censées vivre ici sur 5 000 hectares. Ce que ne disent pas les autorités, poursuit le journal, est que le complexe est pratiquement vide. Et de fait pour la plupart des Angolais les logements sont beaucoup trop chers. De 60 000 dollars au départ, ce qui dépasse déjà de beaucoup le pouvoir d'achat des Angolais, le prix pour un appartement de trois pièces est passé à 140 000 dollars.

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