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Afrique

Egypte : première sanction des Etats-Unis

Barack Obama, le président des Etats-Unis, a condamné la répression en Egypte et annulé des manœuvres militaires entre les deux pays. Mais il n'est pas allé jusqu'à suspendre l'aide militaire et économique américaine.

Barack Obama a condamné les violences en Egypte

Barack Obama a condamné les violences en Egypte

Il s'agit de l'exercice «Bright Star», qui se déroule tous les deux ans depuis 1981 avec la participation de plusieurs milliers d'hommes. Mais les Etats-Unis vont continuer à verser des fonds à l'Egypte, 1,3 milliard de dollars pour l'aspect militaire et 250 millions pour l'économie, en échange des accords pour protéger Israël.

Les manœuvres militaires entre les Etats-Unis et l'Egypte du mois prochain n'auront pas lieu

Les manœuvres militaires entre les Etats-Unis et l'Egypte du mois prochain n'auront pas lieu

Cette position est inconfortable pour Barack Obama, d'après Mohammed Benhammou, président du Centre marocain d'études stratégiques.

Le pays est lui toujours en effervescence, au lendemain de la sanglante répression des manifestations pro-Morsi au Caire et dans d'autres villes égyptiennes. Au moins sept soldats égyptiens ont été tués et trois autres blessés dans une attaque jeudi d'hommes armés dans le Nord-Sinaï, ont indiqué à l'AFP des sources au sein des services de sécurité. Les Frères musulmans sont à nouveau descendus dans les rues du Caire et d'Alexandrie. Selon la télévision d'État, des manifestants islamistes ont incendié le siège de l'administration d'une province au Caire.

« Un coup d'État militaire »

Les Frères musulmans affirment que le bilan des violences de mercredi atteint 2.000 morts.

Les Frères musulmans affirment que le bilan des violences de mercredi atteint 2.000 morts.

Face à ce déchaînement de violence, les pays européens haussent le ton. L'Allemagne, la France, le Royaume-Uni mais aussi l'Italie ont convoqué les ambassadeurs égyptiens. Ils entendent avoir des explications sur le bain de sang de mercredi. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est exprimé depuis Tunis où il est en visite :

« La responsabilité du gouvernement égyptien est non seulement d'autoriser les manifestations pacifistes mais aussi de les protéger. Il est temps de revenir aux négociations et d'éviter une nouvelle escalade de la violence. »

La Norvège, par la voix de son chef de la diplomatie, va plus loin en affirmant que la situation en Egypte présente « toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat militaire ».

Une option risquée

Les Frères musulmans affirment que le bilan des violences de mercredi atteint 2.000 morts. Un porte-parole a évoqué un « massacre». L'option choisie par le pouvoir, celle de la répression sanglante, est risquée. C'est l'analyse de Ronald Meinardus de la fondation Friedrich Naumann au Caire.

« Nous sommes face à une situation très explosive et à mon avis vouloir exclure les Frères musulmans par des moyens militaires n'est pas une option. Ou plutôt c'est une option vouée à l'échec.»

Pour cet analyste, les Frères musulmans sont bien organisés et financés. Malgré la répression, ils continuent de manifester.

La justice égyptienne a prolongé de 30 jours la période de détention de l'ex-président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, selon l'agence de presse officielle Mena.

Dans la presse allemande

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