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Afrique

Efforts diplomatiques pour le Sud Soudan

Le ballet diplomatique a commencé, la tension monte au Soudan. Le 9 janvier prochain, les Sud-Soudanais doivent se prononcer sur leur autodétermination; les inscriptions sur les listes électorales viennent de débuter.

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Bulletin de vote présenté à la presse

Les dirigeants internationaux le répètent depuis des semaines : il faut coûte que coûte sauver la paix au Soudan et le référendum doit avoir lieu en 2011.

Même le gouvernement allemand y va de son « nouveau concept pour le Soudan », alors que jusqu'à présent, l'engagement de l'Allemagne dans le pays se faisait plutôt discret.

Sudanesen auf dem Weg in den Süden

Un programme de retour volontaire au Sud Soudan a été mis en place

Peter Schumann, ancien coordinateur régional de la mission de l'ONU au Sud Soudan, la MINUS:

« Au Sud Soudan, il y a des observateurs militaires très motivés. Au Darfour, il y avait une présence policière. Ils ont très bien travaillé, dans la mesure de leurs possibilités, mais si le gouvernement allemand n'envoie que quatre ou cinq policiers au Darfour, ça ne suffit pas. Bien sûr, le gouvernement fédéral a participé à l'aide humanitaire européenne, mais sur le plan politique, sa participation est toujours restée marginale. »

Les autres puissances occidentales, comme les Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne, ne se sont pas bousculées non plus pour prendre position, au moment des dissensions entre Khartoum et le Sud à propos du recensement des électeurs. Wolfram Lacher, spécialiste du Soudan à l'Institut des Affaires internationales et de sécurité, à Berlin.

« L'attention internationale accordée au Soudan a beaucoup fluctué ces dernières années. En fait, de 2003 à 2005, le Darfour a été relégué au second plan pour ne pas mettre en péril l'accord nord-sud. Ensuite, on s'est re-concentré sur le Darfour. Depuis un an, la tendance s'est de nouveau inversée, parce que la paix entre le nord et le sud capte toute l'attention. »

Omar el Bashir und Salva Kiir Mayardit

Omar el Béchir (à d.) et le leader sud-soudanais Salva Kiir Mayardit, en janvier 2010

A deux mois du référendum, c'est donc l'évitement d'une reprise du conflit nord-sud qui domine les esprits. D'après le magazine « Africa Confidential », les Etats-Unis auraient même fait du Soudan leur 3è préoccupation principale après l'Irak et l'Afghanistan. Pour calmer le jeu, Washington est même prêt à rayer le Soudan de sa liste des pays qui soutiennent le terrorisme. Certains réclament un nouveau mandat pour la MINUS. En attendant, ses troupes devraient être renforcées dans le sud, pour éviter les violences le jour du scrutin. Dommage qu'une fois encore, pour garantir la paix, la réponse apportée par l'occident soit une réponse militaire.

***
Rappelons que la région pétrolifère d'Abiye doit également voter en janvier pour décider de son rattachement au nord ou au sud du Soudan.

(Ecoutez par ailleurs, ci-dessous, la correspondance d'Henri Leenhart sur les différends frontaliers entre le Soudan et l'Ouganda.)

Auteurs: Daniel Pelz et Sandrine Blanchard
Edition: Marie-Ange Pioerron

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