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Vu d'Allemagne

Effervescence à gauche

En Allemagne, la tenue d’élections anticipées n’a pas encore été confirmée, et pourtant, la campagne électorale a bel et bien commencé. Le parti social-démocrate présentera son programme électoral dans l’après-midi. Mais c’est une autre formation politique qui retient l’attention des éditorialistes allemands : le tout nouveau parti de gauche, la WASG, qui s’est réuni ce week-end pour discuter de sa stratégie de campagne.

Oskar Lafontaine entre en campagne

Oskar Lafontaine entre en campagne

Oskar Lafontaine a finalement été accepté comme figure de proue de la WASG, note la tageszeitung. Ils sont désormais bien loin, les temps où une partie des militants sifflaient cet ancien ponte du SPD. Le quotidien souligne que de moins en moins de sympathisants de la nouvelle formation sont opposés à une alliance électorale avec les néo-communistes du PDS. Et qu’au sein du PDS non plus, le scepticisme n’est plus de mise, au vu des sondages qui créditent une éventuelle liste commune WASG/PDS de 11% des intentions de vote, faisant ainsi du dernier né de la scène politique allemande la troisième formation du pays, après la CDU et le SPD.

« La troisième force d’Allemagne », c’est d’ailleurs le titre choisi par Die Welt qui ironise sur le retour d’Oskar Lafontaine sur le devant de la scène, tout comme celui de Gregor Gysi que le journal appelle « le cheval de trait du PDS ». Die Welt cite également un membre de la CDU qui craint de voir l’alliance de gauche rallier à elle tous les déçus de la politique gouvernementale et ainsi reléguer les libéraux du FDP aux alentours de la barre des 5%.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung quant à elle brosse le portrait du fondateur de la WASG, Klaus Ernst, lui aussi ancien du SPD. Le quotidien explique que dans les milieux syndicaux, on lui reproche son arrogance et sa tendance, toute marxiste selon la FAZ, de se placer toujours du bon côté.

La Süddeutsche Zeitung rappelle que l’alliance avec les néo-communistes, qui sera soumise aux militants de la WASG par voie référendaire, est avant tout une alliance de raison. Par ailleurs, le quotidien munichois relève que les militants du parti devront soutenir pleinement leur tête de file, Oskar Lafontaine, malgré ses dérapages populistes parfois malheureux, car il est la seule personne qui puisse leur permettre d’entrer au Bundestag. La SZ regrette qu’aucun véritable débat idéologique n’ait eu lieu au sein du parti. La WASG regroupe tant de mouvements et de sensibilités diverses qu’il aurait mieux fallu tirer les éventuelles divergences au clair, au lieu de se laisser griser par la rapidité de l’ascension du parti. Et le journal de professer qu’un jour ou l’autre, on se mord les doigts d’avoir laissé les choses dans le flou.

  • Date 04.07.2005
  • Auteur Sandrine Blanchard
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