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Allemagne

Edmund Stoiber (CSU) démissionne

Figure emblématique de la politique allemande, Edmund Stoiber est resté près de 14 ans à la tête du Land le plus riche de République fédérale : la Bavière, et il dirige depuis huit ans d’une main de fer le parti conservateur bavarois, la CSU. Le ministre-président a pourtant l’intention de quitter ses fonctions à la fin septembre. Une démission qui ne surprend guère, après les journées de crise traversées par son parti, l’Union chrétienne-sociale bavaroise.

Edmund Stoiber s'en va

Edmund Stoiber s'en va

Edmund Stoiber faisait partie du décor, en Bavière comme dans le reste du pays. Rarement, un élu régional aura fait couler tant d’encre que ce traditionaliste bavarois, connu pour ses dérapages verbaux, ses coups de sang et son brushing impeccable. À 65 ans Edmund Stoiber se retire de la scène, victime des critiques de plus en plus acerbes émanant des rangs mêmes de la CSU, concernant l’usure de ses dirigeants :

« Le succès et la cohésion de la CSU, le bien de l’état libre de Bavière et l’avenir de notre région ont toujours été placés en tête de mes préoccupations politiques. C’est donc conformément à ces objectifs que j’ai décidé de ne plus me représenter aux élections régionales de 2008. Je quitterai également mon poste de ministre-président au 30 septembre 2007 et je ne serai plus candidat à la présidence du parti lors du congrès de la CSU au mois de septembre. »

La crise qui a poussé Edmund Stoiber vers la porte a commencé il y a quelques semaines, lorsqu’une élue locale a affirmé avoir été espionnée sur les ordres de son chef de cabinet, qui a depuis lui aussi démissionné.

Le vent avait déjà commencé à tourner en 2002 pour Edmund Stoiber, alors qu’il se voyait déjà chancelier fédéral grâce à sa candidature sous la double étiquette CDU/CSU mais qu’il avait dû s’incliner devant le social-démocrate Gerhard Schröder. Une blessure qui aura du mal à se refermer chez le chef de la CSU, qui refuse mi-2004 de présider la Commission européenne. Autre refus qui en déçoit plus d’un dans les rangs conservateurs : celui, en novembre 2005, de devenir super-ministre de l’Economie au sein de la coalition dirigée par Angela Merkel, la femme qui venait de l’évincer à la candidature à la chancellerie.

Les militants de la CSU seront donc certainement partagés entre soulagement et déception en disant au revoir à l’une de leurs figures de proue, au mois de septembre prochain. Un « pfuatti, adele » bavarois qui tournera une page de l’histoire politique de Bavière.

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C’est l’actuel ministre bavarois de l’Intérieur, Günther Beckstein, qui devrait postuler pour prendre la relève d’Edmund Stoiber à la tête de la Bavière. Son homologue de l’économie, Erwin Huber, est pressenti pour être quant à lui candidat au poste de président de la CSU.

  • Date 18.01.2007
  • Auteur Sandrine Blanchard
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