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International

Durcissement de la situation au Bélarus

Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées à l'issue de la réélection controversée dimanche du président autocrate Alexandre Loukachenko dans cette ancienne République soviétique devenue indépendante en 1991.

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Alexandre Lukachenko

Parmi elles, sept candidats à l’élection présidentielle qui avaient dénoncé des fraudes massives. Deux d'entre eux, libérés lundi soir ont été placés sous contrôle judiciaire. Celui qui est souvent considéré comme le dernier dictateur européen a été réélu avec près de 80% des suffrages.

Alexandre Loukachenko, ancien et nouveau président du Belarus, sait que sa fermeté et son caractère autoritaire sont appréciés par une grande partie de la population. Mais pour tous ceux qui le critiquent, et ils semblent de plus en plus nombreux, l’ancien directeur de sovkhoze, ferme d'État de l’époque soviétique, n’a que morgue et sarcasmes. Lors d’une conférence de presse à Minsk lundi, « Batka » le « père » du Bélarus déclarait à propos des opposants fauteurs de troubles et de désordre :

Ausschreitungen nach Wahl in Minsk Belarus Weißrussland

Une manifestante face à la police anti-émeutes

« Tous iront en prison et cela en vertu de la loi. Pour cela nous avons des procureurs et des tribunaux. Adressez vous à eux. Moi-même, je ne mets personne en prison. »

Loukachenko qualifie d'« ennemis du peuple » les opposants et tous ceux qui critiquent l’autoritarisme de son régime. Les arrestations s’inscrivent dans la logique de sa politique où les médias sont étroitement contrôlés et le militantisme politique réprimé. Peu avant sa propre arrestation, l’un des opposants et candidat à la présidence Witalij Rymaschewskij avait déclaré à propos du régime de Lukachenko :

« Je pense que ce régime creuse sa propre tombe. En procédant à ces arrestations, le régime s’emprisonne lui-même. »

Wahl Wahlen Weißrussland Belarus

La police face aux manifestants dans la capitale Minsk

Outre les peines de prison dites « administratives » d’une durée moyenne de 15 jours prononcées ce mardi contre 580 personnes, les condamnés risquent jusqu'à 15 ans d'emprisonnement si leur participation à des « troubles massifs à l'ordre public » est prouvée. C’est ce qu’a indiqué le ministre bélarusse de la Justice, Viktor Golovanov, qui a également menacé d'interdire les partis d'opposition dont l'implication serait prouvée dans les « troubles ». La manifestation de dimanche avait réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes devant le siège du gouvernement à Minsk.

La répression dont use le régime de Loukachenko fait l’objet de critiques internationales. Les Etats-Unis comme l'Union européenne ont fermement condamné les violences, arrestations et procès contre l’opposition.

Auteur : Philippe Pognan
Editeur : Marie-Ange Pioerron

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