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Afrique

Du pétrole et des illusions au Ghana

Le Ghana va élire son président de la république le 7 décembre prochain. Le pays est volontiers cité comme un modèle de développement économique et démocratique par la communauté internationale.

Des militants ghanéens de partis opposés souhaitent un scrutin présidentiel sans violence

Deux militants ghanéens de partis opposés souhaitent un scrutin présidentiel sans violence

La réussite économique du pays se voit à l'œil nu dans les rues d'Accra, une capitale en plein boom immobilier

La réussite économique du pays se voit à l'œil nu dans les rues d'Accra, une capitale en plein boom immobilier

Gros producteur d'or et de cacao, le Ghana vient de rejoindre le club des pays producteurs de pétrole. Fort de ces atouts, le pays affiche une croissance enviable qui tourne cette année autour de 8%. Il peut également s'enorgueillir d'un taux d'accés à l'électricité de quelque 55%, soit le plus fort taux enregistré en Afrique sub-saharienne, mis à part l'Afrique du Sud.

Surtout, le Ghana a su faire baisser son taux de pauvreté : de 52% en 1992, à 28% aujourd'hui. Une pauvreté qui est d'ailleurs concentrée dans les zones rurales de la savane, au nord du pays, alors que les populations de la région boisée du pays ont mieux profité de la croissance économique.

Libérer les forces économiques

Àquoi est dû le développement de ce petit pays de 24 millions d'habitants ? Il s'est fait en plusieurs étapes. Dans les années 1980, le pays a failli sombrer, étranglé par une économie très contrôlée, un système administratif peu performant et un régime politique instable. Le redressement est intervenu avec un programme courageux de réformes économiques lancé en 1983 qui comprenait la fin du contrôle des prix et de la distribution, la libéralisation des échanges économiques et la réduction de l'inflation.

Tahnson Akpene-Adzo, right, shops for a dress printed with pictures of U.S. President Barack Obama, at the shop of Becky Osai in central Accra, Ghana Thursday, July 9, 2009. Obama arrives in Ghana late Friday for his first visit to sub-Saharan Africa since taking office.(ddp images/AP Photo/Rebecca Blackwell)

Une échoppe ghanéenne qui présente des tissus imprimés à l'effigie d'Obama venu dans le pays en 2009

Malgré des échecs et des retours en arrière, le gouvernement du Ghana a pu maintenir le cap de la croissance. Mais pour assurer un véritable développement, une "stratégie de réduction de la pauvreté" a été mise en place dès 2003 et renouvelée à plusieurs reprises. Les efforts portent sur l'amélioration de la compétitivité du secteur privé, la formation de la population, la gouvernance et le renforcement de la société civile.

Faibles retombées du pétrole

Le pétrole s'est trouvé au cœur de la campagne électorale. Mais les Ghanéens ne voient toujours pas les retombées des centaines de millions de dollars de l'or noir. En outre les travailleurs locaux ne sont pas embauchés et ne sont même pas formés. Autant de désillusions. Mais il faut souligner que le Ghana a adopté une loi sur une transparence totale de la gestion des revenus du pétrole. Le Ghana ne sera pas le Nigeria corrompu par l'argent du pétrole. À signaler aussi que la plus grande centrale solaire d'Afrique - la troisième au monde - va être installée à l'ouest du Ghana. Elle doit démarrer en 2015. Elle livrera 155 mégawatts d'électricité. Le Ghana veut prouver que les énergies renouvelables sont une carte à jouer en Afrique.

Économie et développement (Magazine)

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