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Afrique

Djibril Bassolé devant la justice

L'audience de confirmation des charges qui pèsent sur les accusés dans le procès du coup d'Etat de septembre 2015 a débuté aujourd'hui à Ouagadougou. Au total, 107 personnes sont dans le box, dont Djibril Bassolé.

Depuis son incarcération en septembre 2015, Djibril Bassolé ne cesse d'alimenter la polémique au Burkina Faso. Entre déclarations tonitruantes des avocats, rebondissement judiciaire du dossier et sorties médiatiques d'organisation de la société civile, le général de gendarmerie anime l'actualité politique depuis sa prison. Ce constat, certains Ouagalais le font. "On l'avait enfermé depuis deux ans. Si on te met en prison, c'est qu'il y a une cause valable. Djibril Bassolé, ce n'est pas n'importe qui", constate cette habitante de la capitale. 

"Djibril Bassolé est en prison et on dit qu'il a été libéré pour des raisons de santé", rappelle ce Ouagalais. "Il y a pas mal de tumultes auprès de ces questions", poursuit-il, "et pourtant il y a des prisonniers qui ont été libérés depuis longtemps,  et il n'y a pas eu de tumultes. C'est qu'en réalité, il y a quelque chose qui ne va pas", conclut-il. 

Burkina Faso Ouagadougou Putsch (Reuters/J. Penney)

Des membres de la garde présidentielle lors du putsch de septembre 2015

Sa libération provisoire muée en résidence surveillée a accentué les agitations autour du dossier. Plusieurs camps s'expriment au Burkina Faso depuis maintenant deux semaines que le général est retranché dans une villa du quartier huppé de Ouaga 2000. A l'Université joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, l'idée d'un Djibril Bassolé toujours prisonnier en liberté dérange et divise :

"Je pense que c'est un prisonnier qui dérange, parce que c'est un concurrent sérieux", affirme cet étudiant. "Si jamais ils le gardent de manière arbitraire et qu'ils ne veulent pas aller au jugement, c'est parce qu'ils ont peur de quelque chose. Ils n'ont rien contre Djibril Bassolé, mais ils savent que s'ils le libèrent ou s'ils vont aux élections avec lui, il va les battre", prédit-il.

"Pour moi, souligne un autre jeune à l'Université, Djibril Bassolé n'est pas un prisonnier qui dérange. C'est un prisonnier comme tous les autres prisonniers. C'est seulement les gens qui font beaucoup de bruit autour de son arrestation, de sa libération provisoire. Peut-être, ajoute-t-il, que c'est lui qu'on soutient le plus. C'est pour cela qu'il y a beaucoup de bruit tout autour. Sinon, ce n'est pas un prisonnier qui dérange", répète-t-il.

Le 25 octobre 2017, à l'ouverture de l'audience de confirmation de charges, plusieurs victimes et parents de victimes du putsch de septembre 2015 se sont rassemblées devant le Palais de justice militaire. Pancartes en main, ils exigent toujours que justice soit faite pour la vingtaine de personnes tuée lors des évènements.

 

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