Dissensions à La Haye sur le cas Taylor | Afrique | DW | 27.04.2012
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Afrique

Dissensions à La Haye sur le cas Taylor

La condamnation de Charles Taylor a suscité beaucoup de réactions, en Afrique et dans le monde. Elle a même créé des divergences d'opinions parmi les juges du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Former Liberian President Charles Taylor (rear L) sits next to a security guard as he waits for the start of a hearing to receive a verdict in a court room of the Special Court for Sierra Leone in Leidschendam, near The Hague, April 26, 2012. A special court delivers its verdict on Thursday on whether Taylor is guilty of crimes against humanity by supporting and directing rebels who pillaged, raped and murdered during the Sierra Leone civil war. The verdict will be the first passed on a former head of state by The Hague's international courts in what human rights advocates say is a reminder that even the most powerful do not enjoy impunity. REUTERS/Peter Dejong/Pool (NETHERLANDS - Tags: CRIME LAW POLITICS)

Den Haag Ex-Präsident von Liberia Charles Taylor vor Gericht

De l'avis du directeur d'Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, cela n'amoindrit en rien la décision de la cour:

« Nous n'avons pas les détails sur l'objet des divergences des juges. En tous les cas c'est une pratique courante dans les cours et tribunaux du monde entier. Dans certains pays, ces divergences au sein du jury ne sont pas portées au public, mais dans les tribunaux internationaux il est admis qu'elles soient portées au public. Et puis, il n'y a aucun tribunal, où il faut avoir le consensus des juges pour rendre un verdict. Cela ne serait pas conforme à la justice »

Six chefs d'accusation de crimes de guerre, de meurtres, de viols et de traitements inhumains ont été retenus contre Charles Taylor. Pour Seydi Gassama, le condamnation du Tribunal spécial pour la Sierra Leone est un grand pas dans la lutte contre l'impunité :

« Il y a plus de cent témoins en Sierra Leone et au Liberia qui ont défilé devant le tribunal à La Haye pour témoigner et apporter des preuves tangibles de l'implication de Chrarles Taylor. Donc l'implication de Charles Taylor dans ces meutres ne fait l'objet d'aucun doute pour nous organisations des droits humains. »

Charles Taylor sera fixé sur sa peine le 30 mai, et il la purgera en Grande-Bretagne. Il est le premier ex-chef d'Etat à être condamné par la justice internationale depuis le procès de Nuremberg, qui a jugé les criminels de guerre nazis, en 1946.

Ce verdict ne fait toutefois pas l'unanimité. Certains le critiquent et vont jusqu’à le qualifier de politique. Il faut dire que ce genre de procès est particulièrement difficile. Ecoutez ci-dessous l’analyse de Michel Hermance, professeur des sciences politiques á l’université de Liège en Belgique.

Auteur : Eric Segueda
Edition : Sandrine Blanchard

Écouter l'audio 02:00
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02:00 min

"Pour retrouver les preuves, il faut le soutien du pays concerné et cela prend du temps" (Michel Hermance)

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