Discriminations sur les bancs de l′école | Europe | DW | 05.02.2009
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Europe

Discriminations sur les bancs de l'école

Les systèmes éducatifs européens peinent à s'adapter aux enfants issus de l'immigration qui se retrouvent plus souvent en échec scolaire

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Selon une étude de l’OCDE publiée à la fin de l’année dernière, la qualité de l’éducation est menacée en Europe par la baisse des financements. Qui plus est, face à l’afflux d’élèves issus de l’immigration, les systèmes scolaires européens peinent à trouver une solution adéquate. L’école, facteur d’intégration, joue paradoxalement dans certains pays un rôle d’exclusion. Et ceci alors même qu’en 2000, l'Union européenne a adopté deux directives interdisant les discriminations fondées sur la race, l'origine ethnique ou la religion.

En Italie, 614 000 enfants issus de l’immigration s’assoient chaque matin sur les bancs des écoles aux coté des 8 millions d’enfants italiens scolarisés. Dans certaines écoles, les enfants immigrés sont surreprésentés et cela déplaît à la Ligue du Nord, le parti ouvertement xénophobe, allié du centre droit de Silvio Berlusconi. Sous prétexte que les enfants issus de l’immigration ne maîtrisent pas la langue et ralentissent le rythme des classes, un député de la Ligue du Nord a fait voter au Parlement, en octobre dernier, une motion introduisant le concept de classes séparées pour les immigrés. Quelques mois plus tard, on ne sait toujours pas comment concrètement ces classes vont être mises en place. Mais la polémique est toujours vive. Mathilde Auvillain, s’est rendue dans une école de la périphérie de Rome, dans une école qui accueille de nombreux enfants immigrés, majoritairement des Roms.

Le système éducatif allemand est régulièrement dénoncé pour ses discriminations. En effet, l’absence de collège unique impose une sélection précoce des élèves, dès l’âge de dix ans. Ceux-ci sont répartis entre plusieurs filières et parmi elles, la Hauptschule, l’école de fin de scolarité obligatoire, est souvent synonyme d’échec scolaire. Surtout, elle accueille en majorité des enfants issus de l’immigration ou plus généralement, de milieux sociaux défavorisés. Cette filière est donc ce qui ce fait de pire en matière de discrimination à l’école. Au point que certains enseignants plaident pour sa suppression. Reportage à Cologne de Patrice Cuvier.

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