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Discours d'Assad : entre complot extérieur et appel au dialogue

Le président syrien s'est exprimé dimanche, à Damas, devant ses partisans. Il a appelé à la mobilisation de tous les Syriens contre les "terroristes" et propose un plan de sortie de crise.

Bachar al-Assad, le 6 janvier 2013 à Damas

Bachar al-Assad, le 6 janvier 2013 à Damas

Le discours de Bachar al-Assad, ce dimanche 6 janvier 2013, a été entrecoupé par les applaudissements de ses partisans venus en masse à la Maison de la culture et des arts, dans le centre de Damas.

Le chef de l'État, qui a choisi depuis mars 2011 de répondre à la contestation - d'abord pacifique, puis armée - par une violente répression, a affirmé avoir toujours été prêt au dialogue, mais n'avoir trouvé "aucun partenaire" pour un tel dialogue. Il a qualifié les insurgés de terroristes d'Al-Qaïda.

À en croire Bachar al-Assad, les insurgés ne sont que des pions des puissances internationales

À en croire Bachar al-Assad, les insurgés ne sont que des pions des puissances internationales

Arrêter de financer les insurgés

Critiquant le terme de "révolution" utilisé par ses opposants, il a appelé à « une révolution du peuple, pas une révolution importée de l'étranger, pour le bien du peuple et non contre ses intérêts ».

« Les pays impliqués doivent s'engager à arrêter de financer l'armement et les hommes armés doivent arrêter les opérations terroristes. Nos forces cesseront ensuite immédiatement les opérations militaires, tout en conservant le droit de répliquer », a affirmé Bachar al-Assad.

« Ceux qui n'ont pas trahi la Syrie »

Si cette condition est remplie, Bachar al-Assad propose un plan de sortie de crise. Ce plan prévoit  une "conférence de réconciliation" avec ceux qui, selon ses termes, "n'ont pas trahi la Syrie". Ce qui semble exclure une bonne partie de l'opposition.

Depuis le début de la crise, Assad peut compter sur le soutien de la Russie

Depuis le début de la crise, Assad peut compter sur le soutien de la Russie

Devraient suivre un référendum sur une charte nationale et un gouvernement de transition mis en place pour préparer des élections. Le président a également évoqué un plan d'amnistie.

Il n'a parlé à aucun moment d'un possible retrait de sa part.

« Au-delà de l'hypocrisie »

S'exprimant après ce discours de Bachar al-Assad, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a déclaré : « Nous regarderons attentivement s'il y a quoi que ce soit de nouveau dans ce discours, mais nous maintenons notre position : Assad doit se retirer pour permettre une transition politique. »

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a quant à lui réagit sur le réseau social Twitter : « Ce discours d'Assad va au-delà de l'hypocrisie. Les morts, la violence et l'oppression qui engloutissent la Syrie sont son œuvre. Les fausses promesses de réforme ne trompent personne. »

La Coalition de l'opposition syrienne, de son côté, a rejeté la "solution politique" proposée par Bachar al-Assad, refusant toute initiative prévoyant le maintien en place de son régime.

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