Dis-moi oui, dis-moi non... | Vu d′Allemagne | DW | 14.03.2012
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Vu d'Allemagne

Dis-moi oui, dis-moi non...

La presse d'aujourd'hui revient sur la fameuse taxe sur les transactions financières destinée à mettre un frein à la spéculation excessive et sur la fracture qu'elle engendre au sein de l'Union européenne.

La taxation des transactions financières partage l'Europe

La taxation des transactions financières partage l'Europe

Les partisans d'une telle taxe suivent la mauvaise stratégie, explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il est faux de croire que David Cameron finira par accepter un jour ou l'autre cette taxe. Mais la Grande-Bretagne n'est pas le seul pays à douter de l'utilité de cette taxation des transactions financières pour renflouer les finances publiques. Si une majorité des États européens, Paris et Berlin en tête, est pour, la minorité des opposants, derrière la Suède ou la République tchèque, n'est pas négligeable. Aucun consensus en vue pour le moment.

Ceux qui sont contre empêchent la communauté européenne de tirer une conséquence décisive de la crise financière actuelle avec cette taxe anti-spéculation, critique la Frankfurter Rundschau. Heureusement qu'ils n'ont ni le pouvoir, ni les arguments pour bloquer sérieusement ce projet. Cette mesure de régulation des marchés financiers est plus que nécessaire et elle sera mise en place, tôt ou tard.

Merkel und Sarkozy Treffen Frankreich

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont pour

Die Welt doute, elle, de l'efficacité d'une telle taxe. Il est naïf de croire qu'elle toucherait en premier lieu les banques et les spéculateurs. À l'image de la TVA, elle sera reportée sur le consommateur qui, au bout du compte, paiera l'ardoise. Les gouvernements doivent cependant être conscients des bouleversements que la mise en place de cette taxe entraînera sur les marchés financiers. Les banques jouent un rôle central dans la solution de la crise de la dette actuelle. Les populistes qui veulent en faire les boucs émissaires des difficultés actuelles trompent leurs électeurs. Au lieu de chercher à tous crins de nouvelles sources de financement, les hommes politiques feraient mieux de faire plus d'économies.

EU Gipfel in Brüssel 01.03.2012

David Cameron est en tête de la ligue du Non

La Süddeutsche Zeitung par contre ne sous-estime pas les retombées positives de cette taxe. De nombreuses transactions spéculatives, dont celles générées automatiquement en quelques fractions de seconde par des ordinateurs et qui peuvent amplifier dramatiquement l'évolution des cours, perdront subitement tout intérêt. Cette taxe remplira les caisses publiques de plusieurs milliards d'euros qui pourront être investis dans l'instruction, la recherche et le développement. Certes, ce n'est pas une arme miracle ni la panacée pour résoudre tous les problèmes. Pour autant, les hommes politiques devraient saisir cette chance de réguler les marchés financiers, conclut le quotidien de Munich.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Sébastien Martineau

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