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Afrique

"Dirty Diesel" bientôt puni?

La CPI va se pencher sur les crimes contre l'environnement. Une annonce faite le jour même où l'ONG suisse, Public Eye, ex Déclaration de Berne, a mis en lumière la piètre qualité des carburants vendus en Afrique.

Écouter l'audio 02:49

"Impossible que la CPI juge ces crimes aujourd'hui..." (Thomas Combes, Amnesty International)

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda a fait son annonce au moment où l'Ong Suisse Public Eye, ex Déclaration de Berne, a publié son rapport. L’Ong a mis en lumière la piètre qualité des carburants vendus en Afrique et les pratiques peu scrupuleuses de certains négociants surtout suisses. Huit pays africains sont notamment concernés: Angola, Bénin, Congo, Ghana, Côte d'Ivoire, Mali et Sénégal ou encore Zambie.

Les prélèvements effectués ont démontré que la teneur en soufre, des carburants, était jusqu'à

Malawi Lilongwe Menschen warten an Tankstelle

Les négociants suisses inondent l'Afrique de carburants toxiques

près de 400 fois supérieure à la teneur autorisée en Europe. Une situation grave selon Marc Gueniat qui a participé à cette enquête: "les négociants suisses inondent l'Afrique de carburants toxiques". À Cotonou au Bénin, des organisations de défense de la nature crient au scandale. Mawussé Hountodji, le directeur exécutif de l’Ong, "Jeunes volontaires pour l’environnement, JVE-Benin", demande déjà que la lumière soit faite et que les responsables soient appelés devant les tribunaux. (Ecoutez l'audio).

Mais est-ce possible pour la CPI de sévir aujourd’hui ?

Une question qu’on est en droit de se poser, si l’on considère qu’en la matière, des instruments juridiques manquent. C’est possible, nous a confié un expert togolais en climat et traités environnementaux, en prenant comme exemple la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Cette convention punit le commerce d’ivoire par exemple. En revanche, c'est impossible dans bon nombre de cas, rétorque Thomas Combes, chercheur auprès d’Amnesty international à Londres. Thomas Combes a travaillé sur le scandale des déchets toxiques, l’affaire dite Trafigura en Côte d’Ivoire.

Pour plus de détails, écouter l'audio en cliquant sur l'image.

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