Dimanche, la Guinée-Bissau élit un nouveau président | Afrique | DW | 16.03.2012
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Afrique

Dimanche, la Guinée-Bissau élit un nouveau président

Neuf candidats sont en lice mais l'actuel Premier ministre Carlos Gomes Júnior est le favori. Le scrutin attire l'attention du fait de l'instabilité chronique du pays, où le débat politique passe souvent par les armes.

Devant le siège du PAIGC, l'ambiance est à la fête. Les militants de l'ancien parti unique veulent croire en la victoire de leur candidat : Carlos Gomes Júnior, actuel chef du gouvernement :

« Les gens me font confiance. Bien sûr que je crois en la victoire. Je fais confiance à mes concitoyens et aux membres de mon parti. »

Depuis l'introduction du multipartisme, dans les années 1990, aucun des présidents bissau-guinéens n'a pu achever son quinquennat. A chaque fois, le chef d'Etat en place est décédé avant la fin de son mandat ou il a été renversé par l'armée. Alors la plupart des candidats promettent la stabilité.

La stabilité, maître mot de la campagne

Premierminister Guinea-Bissau Carlos Gomes

L´'actuel Premier ministre est membre du PAIGC, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert

C'est le cas de l'actuel président de l'Assemblée, Serifo Nhamadjo, qui dit vouloir poursuivre sur la lancée du président défunt Malam Bacai Sanhá. Le chef de l'Etat, décédé en début d'année, n'est cependant pas parvenu à éradiquer la corruption et la main-mise de l'armée sur les affaires du pays. Il a même dû essuyer deux mutineries au sein des forces de sécurité, en 2010 et 2011. Autre candidat, Henrique Rosa, se présente une nouvelle fois, après avoir été battu en 2009 par Sanhá.

« L'instabilité en Guinée-Bissau va de pair avec l'injustice sociale. Nous savons ce qui se passe dans les hôpitaux, dans les écoles et nous devons nous demander si nous voulons d'une société dans laquelle les enseignants ne sont pas payés, où les écoles ne tiennent plus debout, où les juges ne sont pas payés et vivent misérablement ? »

Autre problème abordé dans cette campagne : le coût d'une armée surdimensionnée. Elle compte environ 8.000 hommes pour seulement 1,6 millions d'habitants. L'Union européenne a tenté de réformer cette armée toute-puissante, sans y parvenir. Maintenant, l'Angola essaie à son tour.

Quant à l'économie bissau-guinéenne, elle est minée par le trafic de drogue. Le pays est devenu une véritable plaque tournante du commerce de cocaïne, lieu de transit entre l'Amérique du sud et l'Europe.

Auteurs : Helena de Gouveia et Sandrine Blanchard
Edition : Sébastien Martineau

Écouter l'audio 01:58

Présidentielle de dimanche, un avant-goût

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