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International

Dikili ne veut pas voir de migrants

Lundi ont débarqué à Dikili – une petite ville située sur la côte turque de la Mer Égée - 200 premiers migrants refoulés dans le cadre de l'accord entre l'Union européenne et la Turquie, car arrivés après le 20 mars.

Les migrants ont été acheminés des îles de Lesbos et Chios vers Dikili

Les migrants ont été acheminés des îles de Lesbos et Chios vers Dikili

L'arrivée lundi du premier groupe de refoulés, en majorité pakistanais, a été largement médiatisée. Selon la porte-parole de l'Agence Frontex, tout s'est déroulé dans le calme. Ewa Moncure assure que seules des personnes dont la demande d'asile a été rejetée sont refoulées : "Tous les dossiers sont traités individuellement et les décisions sont prises au cas par cas. C'est seulement après que les migrants sont ajoutés à la liste pour être renvoyés."

La vérification des dossiers au cas par cas ne semble pas empêcher les erreurs. Le Haut commissariat de l'Onu aux réfugiés a ainsi émis des doutes sur la régularité du renvoi de 13 personnes, des Afghans pour la plupart, qui n'avaient pas pu être enregistrés à temps à Chios. Le HCR vérifie actuellement si les autorités turques peuvent leur assurer une protection si nécessaire.

Un mauvais accueil

À Dikili, les habitants voient d'un mauvais œil l'arrivée de centaines de migrants. Ils ont d'ailleurs manifesté leur colère samedi dernier. Mustafa Torun est le maire de la ville : "L'infrastructure de Dikili ne suffit pas. Personne n'a demandé son avis à la population. Dikili veut investir dans le tourisme écologique et dans la géothermie. Les migrants vont être un frein. Nous avions déjà des investisseurs, ils vont sûrement se retirer."

D'autres renvois de migrants arrivés après le 20 mars en Grèce doivent suivre

D'autres renvois de migrants arrivés après le 20 mars en Grèce doivent suivre

Les migrants arrivés à Dikili n'y restent pourtant pas longtemps. Après avoir été enregistrés, ils sont transférés en bus vers un "centre d'accueil et de transfert" à Kirklareli, ville située à 500 kilomètres au nord, non loin de la frontière bulgare, d'où la plupart devraient être renvoyés dans leur pays d'origine. Manière aussi de couper court aux protestations.

Par ailleurs, en Allemagne, où sont arrivés lundi les premiers Syriens dans le cadre de l'accord avec la Turquie, la police a relevé plus de mille actes de violences contre des centres d'accueil en 2015. Une tendance qui continue en 2016 puisque près de 300 attaques et infractions pénales ont été comptabilisées au premier trimestre, dont 33 concernent des incendies volontaires.

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