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Vu d'Allemagne

Dialogue de sourds à Berlin

Rencontre peu fructueuse hier à Berlin entre la chancelière allemande, le président russe, et ses homologues ukrainien et français François Hollande. Objet des discussions : les dossiers ukrainien et syrien.

"C’est bien que nous en ayons parlé… telle est la formule ironique consacrée lorsque aucun résultat concret n’a été obtenu lors d’importantes négociations", lit-on dans la Frankfurter Rundschau et, comme on le formule dans le froid jargon diplomatique: "Le conflit en Ukraine est 'gelé'. D’un côté, on peut y voir là un succès de la politique agressive de la Russie. De l’autre, l’optimiste peut dire: on a évité un élargissement du conflit ukrainien. Toutefois dire la même chose de la Syrie serait cynique ! Ce serait déjà un succès si on réussissait à 'geler' cette guerre", conclut le journal de Francfort… 

"Vladimir Poutine n’infléchira ses positions, que si le prix pour ses actions augmente, estime pour sa part le quotidien régional Rheinische Post. Ce n’est pas un hasard si les Russes acceptent une trêve pour Alep au moment où des sanctions supplémentaires et une hypothétique intervention américaine sont évoquées. La rencontre, même à Berlin, n’aurait certainement pas eu lieu sans cela, estime l’éditorialiste.

Angela Merkel und Wladimir Putin in Berlin (picture-alliance/dpa/W. Kumm)

Vladimir Poutine serre la main tendue d'Angela Merkel

La fermeté est donc utile. Mais, nous devrions tout de même tendre une main à Poutine, main qu’il pourrait serrer dès qu’il cesserait de fermer les poings !", recommande, en conclusion, le quotidien de Düsseldorf.

 

Autre thème, thème intérieur cette fois et qui concerne l’extrême-droite en Allemagne

 

Après la mort ce matin d’un policier blessé par balles hier par un membre des "Reichsbürger", ou "Citoyens du Reich", les journaux se penchent sur cette mouvance d'extrême-droite, nationaliste et anti-républicaine. 
 

Quatre policiers ont été blessés mercredi lors d'une descente de police au domicile de Wolfgang P., dans une tranquille bourgade de Bavière, Georgensmünd, pour y saisir plus d’une trentaine d'armes. Cet homme de 49 ans les avait légalement acquises mais n'était plus jugé apte à les conserver. Qualifié de "marginal", de "querelleur" par ses voisins, ce "citoyen du Reich"a alors aussitôt ouvert le feu sur les policiers. La mouvance "Reichsbürger" est composée de plusieurs milliers d’ultra nationalistes, de néonazis et de nostalgiques de l'Empire allemand, qui ne reconnaissent ni la République fédérale, ni sa constitution.

Reichsbürger Joachim Widera (Picture-Alliance/dpa/P. Seeger)

Les membres du groupe "Reichsbürger" se sont eux mêmes fabriqué des passeports -fantaisie avec la mention "Deutsches Reich" (Empire allemand)

La Süddeutsche Zeitung relève que "parmi ces 'citoyens du Reich', nombreux sont ceux qui croient réellement que leurs fantasmes et élucubrations leur accorde le monopole de la violence. Dialoguer avec eux n’a que peu de sens. La seule chose que l’on puisse faire est d‘empêcher qu’ils se livrent à des actes criminels, conclut le quotidien de Munich qui plaide pour leur stricte observation par les services du renseignement intérieur."

Lui-même légèrement blessé, le suspect Wolfgang P. a été arrêté et devrait être poursuivi pour "meurtre aggravé", un crime passible de la réclusion à perpétuité, et présenté ce jeudi à un juge de la détention.

 

 

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