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Afrique

D'ex démobilisés font parler d'eux à Bouaké

Ces ex-rebelles "démobilisés" ont manifesté ce mardi dans la deuxième ville du pays. Ils réclament chacun plus de 18 million de francs cfa, soit environ 18 000 euros. Cette situation commence par agacer les Ivoiriens.

Écouter l'audio 03:08

" C’est un sujet de préoccupation nationale, parce qu’il y a beaucoup d’armes qui circulent. " (Yacouba Doumbia)

Trois ex-rebelles "démobilisés" ont été tués, et plusieurs autres blessés par les forces de l’ordre. Ces démobilisés sont d’anciens rebelles ayant aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir après la crise postélectorale de 2010 et 2011.

L’opinion est agacée par la persistance de cette grogne, parce que le gouvernement avait annoncé la semaine dernière que tout était rentré dans l’ordre et que les revendications des mutins étaient  satisfaites. Tout en déplorant la méthode utilisée par ces mutins, Bamba Sindou, le Coordonnateur Général du Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains:

" Ces rebelles n’étant pas armés, il fallait utiliser des moyens conventionnels pour les contraindre à libérer les voies, les corridors qu’ils occupaient. Nous condamnons l’usage de la force excessive face à des personnes qui n’ont pas d’armes et qui n’ont pas d’autres moyens de revendication "

Circulation anarchique des d'armes

En Côte d'Ivoire est un  phénomène date d’avant le début des mutineries. En novembre 2016, Conflict Armament Research, une ONG basée en Grande-Bretagne a indiqué dans un rapport que le pays faisait partie des zones où proviennent les armes qui circulent  actuellement dans le Sahel. Comme l'a reconnu, Yacouba Doumbia, le président du mouvement ivoirien des Droits de l’homme:

" C’est un sujet de préoccupation nationale, parce qu’il y a beaucoup d’armes qui circulent. N’oublions pas le cas des coupeurs de route récemment dans le nord du pays avec des kalachnikovs qui sont utilisés pour arraisonner les cars de transport et autres. Et c’est la série des  mutineries qui a permis de remettre à la place publique ce phénomène. C’est pourquoi, il va falloir que le gouvernement le traite  " 

Certains analystes estiment pour leur part  que les autorités ivoiriennes sous-estiment ces ex-rebelles démobilisés dont le nombre est évalué à près de 6 000 et disséminés dans toute la Côte d’ivoire. Ils constituent une menace pour la paix sociale. Surtout que des armes circulent à profusion dans le pays.


 

 

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