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Afrique

Deux anciens présidents commentent la crise au Burundi

Un an après la réélection controversée de Pierre Nkurunziza au Burundi, deux anciens présidents de ce pays estiment que leur successeur a violé la Constitution et d’être à l’origine de la crise actuelle.

Écouter l'audio 02:40

Tout a commencé dès l’annonce fin avril 2015, de la candidature du président burundais pour un troisième mandat. Or, pour l’opposition, Pierre Nkurunziza n’avait pas le droit de se représenter, après avoir exercé deux mandats consécutifs à la tête de son pays. Comme le prévoient la Constitution et les Accords d’Arusha, signés en 2000.

Mais le parti au pouvoir estime, lui, que son "champion" a brigué l’année dernière son second mandat, après élection au suffrage universel. Conclusion : cette polémique est close et il faut maintenant penser aux futures échéances électorales de 2020. Ce que réfute Sylvestre Ntibantunganya, président du Burundi entre 1994 et 1996:

"Pouvons-nous prétentre aller à des élections qui stabilisent le pays, si la question des réfugiés qui s'évalue aujourd'hui à plus de 300.000 n'est pas résolue, si la question des prisonniers politiques et celle des assassinats innombrables ne sont pas abordées? Le lot de problèmes à résoudre est énorme. Il faudrait des élections à travers lesquelles aucune partie prenante ne conteste après les résultats" .

Un dialogue nécessaire

En dépit de la mobilisation de l’opposition et de la société civile, Pierre Nkurunziza est resté égal à lui-même. Peut-on parler d’échec ? Domitien Ndayizeyé, qui a été à la tête du pays entre 2003 et 2005, veut encore croire à une résolution de la crise :

"Quand on parle de démocratie, il s'agit d'une vie. Personne n'a le droit de dire qu'il 'abandonne car cela reviendrait à accepter la mort. La seule solution est de résoudre cela par le dialogue, dans le cadre de la démocratie" (écoutez

l'intégralité de son interview

).

Lors de leur dernier congrès, certains militants du CNDD-FDD au pouvoir ont recommandé la révision de la Constitution, en vue de lever la limitation du nombre de mandats présidentiels au Burundi. Ce qui permettrait à Pierre Nkurunziza de se représenter une nouvelle fois, lors de la présidentielle de 2020.

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