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Afrique

Des taxes qui fâchent au port de Lomé

Alors que de nouvelles manifestations sont prévues à Lomé, pour réclamer des réformes électorales, un mouvement de contestation a gagné le port autonome. Les agents du secteur de l'importation de véhicules sont en grève.

Le secteur de l’importation et de la vente de véhicule d’occasion occupe une grande place dans l’économie portuaire du Togo et dans l’économie togolaise en général.

« L’importance des importateurs de véhicules d’occasion est grande, aussi parce que c’est nous les premiers qui faisons bouger le port, explique Manu Raoubi, membre de l’association des importateurs de véhicules d’occasion. Il y a au moins, chaque mois, quatre à six navires qui importent des voitures. Si nous ne sommes pas là, les voitures qui viennent, elles ne descendent pas du ciel, c’est nous qui allons là-bas les amener. »

Malgré son importance, ce secteur connaît des difficultés depuis quelque temps avec des frais perçus sur chaque véhicule importé et vendu. Conséquence : beaucoup d’importateurs et de vendeurs quittent le Togo pour d’autres ports de la sous-région ouest-africaine.

Bulgarien Autos in Sofia Automarkt Gebrauchwagen

La vente de véhicules d'occasion est l'une des activités principales du port autonome

Vers le Ghana ou le Bénin

Imad Soueydan est un importateur de véhicules d’occasion : « Nous sommes confrontés à des problèmes au niveau de la filière automobile, surtout les problèmes d’impôt, l’IMF [Impôt minimum forfaitaire, ndlr]. L’IMF qu’on payait avant à 15.000 francs CFA, depuis le début de l’année on nous impose ça de 100.000 à 500.000 francs. C’est exorbitant. Ce qui fait fuir tous les importateurs du port autonome de Lomé. J’ai un client qui fait une trentaine de camions par mois. Il a l’habitude de payer 15.000. Tout récemment il a eu un arrivage de 17 camions, on lui fait payer 200.000 par camion. Maintenant, tous ses camions, il les débarque à Tema ou à Cotonou. »

Cette situation suscite la colère des vendeurs et importateurs de véhicules d’occasion du port de Lomé. Ils ont fermé des parcs d’exposition et de vente des véhicules pour crier leur ras le bol.

« Les pays sahéliens qui font transiter leurs marchandises sur le territoire togolais - et le port bénéficie de ces frais-là - ils vont aussi quitter », s'inquiète Gabriel Aziawor du syndicat des transitaires et mandataires du Togo.

Les grévistes se disent tout de même disposés à des discussions pour trouver des solutions à la crise.

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