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Afrique

Des présidents au chevet du Burkina

Les présidents du ‪Sénégal‬, du ‪‎Bénin‬, du ‪‎Togo‬ et du ‪Nigeria‬ se rendent au Burkina Faso mardi soir pour une médiation avec les putschistes. Ils sont partis d'‪Abuja‬ où se tenait un sommet de la ‪CEDEAO‬.

Écouter l'audio 01:44

"Notre rôle de médiation est d'éviter l'escalade des violences" (Macky Sall devant la CEDEAO)

À Abuja, la capitale du Nigeria, les chefs d'Etat de la CEDEAO (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) ont débuté mardi après-midi leur sommet extraordinaire consacré à la crise burkinabè. Macky Sall, président en exercice de la CEDEAO, a alors affirmé que "dans toute démocratie normale, les militaires ont l'obligation de se soumettre à l'autorité civile. Il n'appartient pas au RSP de dicter ses conditions au pays et d'interférer dans la scène politique (...) J'alerte solennellement notre sommet sur la gravité de la situation au Burkina Faso, alors même que notre sous-région est déjà sérieusement éprouvée par d'autres sources d'instabilité." Vous pouvez l'écouter en cliquant sur l'image.

Puis en début de soirée, les chefs de l'Etat du Sénégal‬, du ‪‎Bénin‬, du ‪‎Togo‬ et du ‪Nigeria se sont envolés pour le Burkina. Ils sont accompagnés par le représentant de l'ONU en Afrique de l'ouest, Mohamed Ibn Chambas.

Objectif: négocier une sortie de crise pacifique, alors que le général Diendéré, le chef des putschistes, a refusé de rendre les armes et disait s'en remettre à la médiation de la CEDEAO.

Ouagadougou, ville morte

À Ouagadougou, peu d'habitants se sont aventurés dehors, par peur d'affrontements entre les putschistes et les militaires loyalistes. Des organisations internationales ont également fermés leurs portes pour mesure de sécurité. Help, une ONG humanitaire allemande, ne fait pas exception à la règle. Kristina Rauland, la représentante nationale de Help au Burkina, explique que son organisation est fermée depuis jeudi:

"Nous sommes tous confinés à la maison, sauf peut-être quelques collègues qui se joignent aussi aux manifestants. Le pays est paralysé, il n'y a plus de carburant. On ne peut plus circuler librement, les achats sont difficiles. Pour ceux qui ont pu faire quelques réserves, ça va. Mais beaucoup de personnes sont dépendantes de leurs activités quotidiennes. Elles ont des problèmes pour manger."

Vous pouvez aussi écouter le reportage de notre correspondant Richard Tiéné dans les rues de Ouagadougou en cliquant sur le document audio ci-dessus.

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