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Migration

Des patrouilles civiles pour secourir les migrants en Méditerranée

Plus de 590 migrants sont décédés en Méditerranée, depuis le début de l'année, en tentant de gagner l'Italie à partir de la Libye. En Allemagne, l'organisation "Jugend rettet" se bat pour secourir les migrants en mer.

Pas une semaine qui passe sans l'annonce d'un naufrage de migrants en Méditerranée. Le 13 avril encore, la marine libyenne a signalé la disparition de près de 100 personnes au large de la Libye. Elles pourraient avoir péri noyées en essayant de rejoindre l’Italie. Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) estime à au moins 590 le nombre de migrants décédés depuis le début de l'année en tentant de gagner l'Italie à partir de la Libye. 

Face à ces drames, les moyens publics européens sont insuffisants. La flotte civile continue de se mobiliser pour empêcher ces drames de se reproduire. À l'image de "Jugend rettet", une organisation humanitaire allemande de sauvetage en mer. Mais la tâche est difficile.

Au large des côtes libyennes, 14 jeunes volontaires de l’organisation allemande  "Jugend rettet" ( "la jeunesse qui sauve") patrouillent sur la mer méditerranée. À bord de leur navire "luventa", ils sont à la recherche d’embarcations de migrants en détresse. Ils ont sauvé 6600 personnes depuis l’été dernier. Mais parfois, ils arrivent trop tard. Comme cela a été le cas le 23 mars, nous explique Titus Molkenbur, chef de mission de  "Jugend rettet": 

"À 7h30 du matin nous avons repéré un bateau pneumatique sans personne à bord. Pendant deux heures nous avons tourné autour de l’embarcation pour chercher des survivants, malheureusement sans succès. Tout ce que nous avons trouvé ce sont des vestes de secours. Deux heures plus tard nous avons trouvé deux autres canots vides."

Mittelmeer Migranten und Flüchtlinge in Schlauchboot (picture-alliance/AP Photo/S. Diab)

En 2016, 181.000 migrants, un record, ont rejoint l'Europe via les côtes italiennes. 90% d'entre eux venaient de Libye.

Des passeurs qui abusent 


Sur chaque embarcation s’entassent 100 à 140 migrants et réfugiés, en provenance des côtes libyennes et à destination de l’Italie. En plus d’être pleines à craquer elles ne sont en fait pas programmées pour  arriver à destination, nous explique Titus Molkenbur : 

"Même si ces canots avaient plus d’essence ils ne seraient pas capables d'arriver en Italie. Les passeurs font ça depuis quelques années. Déjà avant qu’il y ait des patrouilles civiles de sauvetage sur la Méditerranée. Leur calcul est clair : ils misent sur le fait que ces personnes soient récupérées par quelqu’un." 

Les flottes humanitaires de la zone travaillent en coopération étroite avec les autorités italiennes. Souvent, les personnes secourues sont transbordées sur les bateaux des garde-côtes italiens et le Maritime Rescue Coordination Center, rattaché au ministère de l’intérieur italien, signale les embarcations en détresse aux équipes de secours. 


Essentiellement financées par des dons, ces ONG sont un apport crucial en capacités de sauvetage. Leur travail complète les moyens étatiques européens de la zone. Malgré tout, les ONG maintiennent que le dispositif de sauvetage n’est toujours pas adéquat, face au bilan humain qui s’alourdit de jour en jour.