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Afrique

Des nominations pour contrôler la police en RDC

Alors que les attaques des groupes armés sont régulièrement signalées dans l'est comme dans le centre, le nouveau commandement viserait à cerner le corps policier.

Écouter l'audio 02:48

"C'est l'expression d'une inquiétude de la part des autorités..."Alfred Shango politologue

L'ancien chef d'Etat Major adjoint de l'armée, le général Dieudonné Amuli, a été nommé commissaire général de la police nationale congolaise. Changement aussi au niveau des commandements de la police à Kinshasa, la capitale, mais aussi dans les provinces de l'Est en proie à l'insécurité. Et ces nominations illustrent une crispation du pouvoir, notamment pour faire face à une situation sécuritaire précaire. Les affrontements entre forces de l'ordre et groupes armés dont les Maï-Maï et bien d'autres sont souvent signalés notamment dans le nord et sud kivu, et dans la province voisine de l'Ituri. Une situation qui provoque une psychose générale au sein des populations, nous a expliqué un habitant de  Beni, qui a requis l'anonymat. Il nous ainsi expliqué que des hommes armés se seraient introduits dimanche soir dans un couvent pour kidnapper deux prêtres à Bunyuka.

Kongo - Operation gegen die ugandischen Rebellen der ADF-Nalu (Reuters/Kenny Katombe)

L'armée congolaise traque les groupes armés comme les ADF-Nalu

Crispation du pouvoir

Il est évident que le premier objectif est avant tout le contrôle de l'appareil policier dans une période où d'insécurité explique le politologue congolais Alfred Shango "c’est une manière de reprise en mains de l’appareil sécuritaire en tout cas au niveau de la police, et le changement des hommes qui a été opéré, montre effectivement qu’il y a suite à cette insécurité grandissante qu’on voit à travers tout le pays, et tout cela montre qu’il y a une inquiétude sérieuse de la part des autorités »

Et puisque la crise congolaise est profondément politique, ajoute de son côté Gilbert Kambale de la société civile à Beni, il faut inévitablement plus de démarches politiques que militaires "comme les autorités du pays, toutes les institutions sont illégitimes, alors cela a créé une sorte de rébellion, des groupes armés qui ressuscitent aujourd’hui et ces groupes armés brandissent cela comme cause, c’est notamment le cas des MNR, même les groupes Yakoutumba vers le sud Kivu, tous se disent qu’ils veulent libérer le pays."

Outre les provinces du centre et est du pays, touchées par les attaques des groupes armés, Kinshasa a elle aussi été récemment frappée par une attaque d'hommes armés au marché central. L'administratrice et le chef de police du marché y ont succombé selon les sources officielles.

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