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Afrique

Des Nigérians se mobilisent contre Boko Haram

Des attentats suicides, des rapts d’enfants, des braquages… voilà des méthodes couramment employées par le groupe terroriste Boko Haram. Les civils sont les premières victimes de ces violences dont ils en ont assez.

Des chasseurs traditionnels participent aussi à la lutte contre Boko Haram

Des chasseurs traditionnels participent aussi à la lutte contre Boko Haram

Au départ, Boko Haram est une secte islamiste intégriste, implantée au Nigeria. Les membres de ce groupe ont déjà tué plus de 10 000 personnes et pourtant, les autorités nigérianes et de la sous-région semblent désemparées. Alors des citoyens ont décidé d’agir et de se constituer par endroits en milices pour chasser le groupe armé de leur région.

Des milices citoyennes bravent le danger

A un point de contrôle sur la route de Yola, capitale de l’Etat d’Adamawa, dans le nord-est du Nigeria. La secte Boko Haram est particulièrement active dans cette région. Alors, au check-point, les hommes sont nerveux. Parmi eux, Mohammed Baba Gana. Âgé de 22 ans, il fait partie des « vigilants », c’est-à-dire qu’il a rejoint les rangs d’une milice citoyenne. Mohammed est chargé de contrôler tous les véhicules qui se présentent. Il témoigne:

« Bien sûr que c’est dangereux, mais vu la situation, il faut bien le faire pour que les habitants de la ville aient la paix. »

Les jeunes hommes engagés dans la milice ont un avantage sur les soldats de l’armée : ils connaissent bien les lieux. Gana et ses frères d’armes vivent de dons de leurs concitoyens qui en ont assez des violences du groupe islamiste.

Chaque semaine, Boko Haram attaque les localités de la zone.

L'enlèvement de jeunes filles par la secte a suscité une forte mobilisation au Nigeria et dans le reste du monde

L'enlèvement de jeunes filles par la secte a suscité une forte mobilisation au Nigeria et dans le reste du monde

Plusieurs fois donné pour mort, le chef de la secte, Abubakar Shekau, continue de prêcher la haine contre l’Etat nigérian et la charia. Mais les objectifs rééls du groupe sont assez flous. La plupart des victimes sont des civils. Des musulmans. L’année dernière, Boko Haram a enlevé plusieurs centaines de jeunes filles.

Un pari risqué

De nombreux analystes estiment que les milices citoyennes ne sont pas très efficaces pour lutter contre le groupe qui jouit toujours de soutiens au sein de la population. Par ailleurs, tous ces jeunes hommes qui s’arment inquiètent le politologue Joshua Abu :

« Pour l’instant, on a besoin d’eux mais qu’adviendra-t-il de ces jeunes quand les agissements de Boko Haram seront terminés ? Les miliciens pourraient à leur tour devenir une menace si tout d’un coup ils n’ont plus de revenus. Le problème, ce sera eux, pour la société. »

Mais, incapables de venir à bout de Boko Haram, les pouvoirs publics nigérians sont bien contents, pour l’instant, de voir des milices citoyennes continuer de risquer leur vie contre la secte islamiste.

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