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Afrique

Des millions de déplacés congolais doivent plier bagage

D'ici la fin de l'année, le gouvernement congolais fermera 12 camps de déplacés. Le 31 juillet, c'est le camp de Mugunga 3, situé à environ six kilomètres à l'ouest de la ville de Goma, qui a fermé ses portes.

Écouter l'audio 02:06

"Ils seront pris en charge et bien suivis par le HCR et les autres partenaires." (Gloria Ramazani)

La République démocratique du Congo compte le plus grand nombre de déplacés internes dans le monde. Des déplacés qui fuient les violences dans les différentes régions du pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

Ils sont dispersés dans des camps dont celui de 3 qui vient d'être fermé. Avant son démantèlement, 12.000 réfugiés vivaient sur ce site. "Nous allons faire des suivis, du monitoring pour savoir comment cela se passe après le retour de ces personnes", affirme la porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour le bureau du Nord Kivu, Gloria Ramazani.

"Il y en a qui ont choisi le retour dans leur village d'origine, pour ceux qui ont estimé que leurs villages étaient déjà plus ou moins sécurisés", dit-elle. "Il y a une deuxième catégorie de personnes qui a opté pour l'intégration locale et donc ces personnes ont décidé de rester. Il y a une troisième catégorie enfin qui a opté pour la relocalisation vers d'autres camps de réfugiés qui sont plus proches de leur village d'origine."

Des kits d'accompagnement ont été distribués aux déplacés afin de faciliter la réinsertion des déplacés dans leurs villages, a confirmé Gloria Ramazani.

L'enregistrement des déplacés

Actuellement, la RDC est en train d'enregistrer les électeurs dans tout le pays. Ces 3,8 millions de déplacés pourront-ils être enregistrés ? "Ils seront enrôlés. Pourquoi ne le seraient-ils pas, s'ils sont Congolais avec leur carte ou s'il y a témoignage ?" soutient Jean Pierre Kalaba, rapporteur général de la CENI. "Les Congolais qui ont connu des mouvements de déplacement vers un camp, ça on verra sur place. Ils sont en mouvement, on les retrouve parce que nous ne serons pas bloqués en attendant qu'ils rentrent chez eux. Mais le problème est que quand ils ont fui un territoire vers un autre, on les a peut-être enregistré dans ce territoire parce que nos kits sont configurés dans ce sens avec des entités liées à un territoire donné", a-t-il déclaré à la Deutsche Welle.

La décision de fermer 12 camps de déplacés s'inscrit dans le cadre de la recherche d'une solution durable aux problèmes de déplacement massif au Nord Kivu, où l'insécurité reste très forte.

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