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Migration

Des milliers de migrants en danger, d'après des ONG

Human Rights Watch et Amnesty International dénoncent les dangers du code de conduite proposé par l'Union européenne.

Écouter l'audio 02:15

"Il y aura plus de morts en Méditerranée" (Philipe Dam, Human Rights Watch )

Human Rights Watch et Amnesty International ont publié un rapport conjoint sur le code de conduite proposé par l'Union europénne en vue de limiter le sauvetage des migrants par les ONG en mer Méditerranée. 

L’Italie est le principal point d’arrivée dans l’Union européenne pour les migrants et les demandeurs d’asile depuis la fermeture de la route des Balkans et l’accord UE-Turquie. Pendant le premier semestre de 2017, plus de 85.000 personnes ont déjà atteint ses côtes, soit une augmentation de près de 10% en comparaison avec la même période l’année dernière. 

Rome avait appelé les Européens à ouvrir leurs ports aux bateaux secourant les migrants pour alléger le flux arrivant dans le pays. Une requête que ses partenaires ont trouvé inopportune. L’Italie à donc proposé un code de conduite pour les ONG accusées d'encourager les réfugiés à traverser la Méditerranée. Un code qui inclut des closes problématiques selon Human Rights Watch, par la voix son directeur de la division Europe à Bruxelles, Philipe Dam : "Ne pas demander au bateaux des ONG d’intervenir dans les eaux libyennes est en soi-même absolument aberrant. Il faudrait en fait que les bateaux de l’UE et ses Etats membres eux-mêmes renouvellent leurs demandes d’avoir accès aux eaux libyennes, et retirent la demande d’interdire l’utilisation de signal lumineux pour faciliter leurs identifications par les personnes qui sont sur les bateaux, ou même celle finalement obliger les bateaux des ONG à débarquer les personnes sur terre et non pas les transférer dans d’autres bateaux."


Soutien des ONG au Parlement européen

Selon l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM), à la date du 9 juillet 2017, 2.353 migrants ont trouvé la mort en  tentant de franchir la mer Méditerranée, un chiffre qui risque d’accroitre si ce code devrait être maintenu estime Philippe Dam : 

"Ce code de conduite lui-même met en danger la participation des bateaux d’ONG à ces opérations de sauvetage. Et par conséquent va mettre en danger la vie de centaines de refugiés et de migrants qui n’ont pas vraiment d’autres choix que de prendre la mer. Donc au lieu de pouvoir sauver le plus grand nombre de personnes on peut s’attendre à un bilan potentiellement beaucoup plus lourd."

Les députés européens, les garde-côtes italiens, l'agence de gestion des frontières de l'UE, Frontex, et les organisations non gouvernementales réunis autour de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen se sont penchés sur la question ce mercredi 12 juillet.

La majorité des députés ont défendu le travail des ONG. Par ailleurs, de nombreux députés ont émis des doutes quant à la coopération avec la Libye, mentionnant l’instabilité politique dans le pays, le caractère non fiable des autorités et le risque élevé d’abus et de violence que rencontrent les migrants qui sont ramenés sur les côtes libyennes.

 

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Audios et vidéos sur le sujet