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Afrique

Des militants de l'UDPS interpellés à Lubumbashi

Les partisans de Felix Tshisekedi n’ont pas été autorisés à accueillir leur leader. Les autorités provinciales ont interdit jusqu’à nouvel ordre toute manifestation réunissant un certain nombre de personnes.

Écouter l'audio 01:13

"Ces restrictions aux libertés fondamentales sont incompatibles avec le processus de décrispation." (Florence Marchal, MONUSCO)

Ceux qui ont tenté de braver cette interdiction en ont pris pour leur grade. La veille déjà de l’arrivée de Félix Tshisekedi à Lubumbashi, au moins 28 militants du parti UDPS ont été arrêtés par la police alors qu’ils tenaient une réunion privée dans l’une des cellules du parti. A en croire Augustin Kabuya, le porte-parole de l'UDPS, "en dehors des arrestations, il y a aussi des personnes portées disparues. Il y a certains de nos militants et militantes qu’on a amenés vers une destination inconnue et nous n’arrivons pas au stade actuel à localiser leur lieu d’incarcération. Nous condamnons de tels genres de pratiques".

Selon lui, on ne voit pas comment un régime qui vient à peine de gagner une place au Conseil  des droits de l’homme de l’ONU à Genève, peut se comporter de la sorte: " Vraiment, c’est une honte. Et ça prouve à la face du monde combien ce régime est très corruptible. Cela ne s’explique pas. Pour accueillir un leader politique, on doit pas déployer l’armée, la police et arrêter les gens. On ne comprend absolument plus rien. On exige leur libération."

Des casques bleus de la MONUSCO encadrant des manifestants lors d'une manifestation pacifique à Kinshasa.

Des casques bleus de la MONUSCO encadrant des manifestants lors d'une manifestation pacifique à Kinshasa.

Tout comme l'UDPS, la mission de l’ONU en RDC exige la libération immédiate de ces militants.

Pour la porte-parole de la Monusco, Florence Marchal, " c'est le rappel aux autorités congolaises de leurs obligations à garantir les libertés publiques et les droits civils et politiques pour tous. Pour que les conditions soient réunies afin d'arriver à ces élections, il était prévu de mettre en place des mesures de décrispation politique, d'ouvrir l'espace démocratique. Nous voyons que de telles restrictions aux libertés fondamentales sont incompatibles avec le processus et c'est ce que nous déplorons."

DR Kongo Kinshasa Präsident Kabila (Imago/Xinhua)

Joseph Kabila, le président Congolais, a récemment déclaré à la tribune de l'ONU qu'il allait respecter la Constitution de son pays.

Le camp présidentiel prend acte

Sans confirmer ces arrestations, Aubin Minaku Ndjalandjoko, le président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la majorité présidentielle, s'en remet à la justice. A l'en croire, "s'il y a des abus de la part des forces de l'ordre, la justice doit sévir. Parce que toute arrestation arbitraire est inacceptable et altère l'image de la République et du Président de la République. S'il y a troubles à l'ordre public, la loi doit aussi être appliquée, parce que les citoyens congolais, notamment à Lubumbashi, ont droit à la quiétude, à la paix."

Au cours de son séjour à Lubumbashi, Félix Tshisekedi animera plusieurs meetings populaires, avec pour leitmotiv, l’organisation des élections, conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre, signé en décembre 2016, sous la houlette de l'église catholique. C’est du moins ce que nous a indiqué Abraham Luakabuanga, le porte-parole de Félix Tshisekedi.

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