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Vu d'Allemagne

Des « larmes de crocodile » à Lampedusa

La presse commente le retrait de la Bundeswehr de la base afghane de Kunduz, mais aussi les conséquences européennes du naufrage de Lampedusa, où les autorités italiennes tablent désormais sur 300 à 360 morts.

La fin tragique de centaines de migrants va-t-elle entraîner un changement de politique en Europe ?

La fin tragique de centaines de migrants va-t-elle entraîner un changement de politique en Europe ?

On ne saura probablement jamais exactement combien de migrants ont subi une mort atroce la semaine dernière au large de l'île italienne, commente la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Tout comme on ignore le nombre de ceux qui, avant eux, ont trouvé la mort en Méditerrannée. Ce que l'on sait en revanche, c'est que cette tragédie ne sera probablement pas la dernière, car le trafic d'êtres humains est devenu une activité particulièrement lucrative.

L'arrivée à Lampedusa n'est que le début des difficultés pour ceux qui ont réussi à braver les tempêtes

L'arrivée à Lampedusa n'est que le début des difficultés pour ceux qui ont réussi à braver les tempêtes

La Méditerrannée est un charnier, dénonce la Süddeutsche. Les réfugiés sont victimes de la politique migratoire de l'Union européenne. Une politique qui fait passer la défense des frontières avant le sauvetage de vies humaines. Une politique qui considère la mort de migrants en mer comme une fatalité et qui interdit toute forme d'aide, pour ne pas attirer de nouveaux réfugiés. Les larmes versées par les responsables politiques européens face au drame de Lampedusa sont des larmes de crocodile. La mort de réfugiés fait partie de la stratégie de dissuasion qui constitue l'essence de la politique migratoire européenne.

Pour die tageszeitung, l'Italie participe activement à cette politique de dissuasion. Les réfugiés reçoivent un titre de séjour, mais aucune aide ne leur est fournie pour trouver un toit, un travail, de l'argent. De cette façon, l'Italie veut inciter les réfugiés à quitter le pays au plus vite. Le mot d'ordre : plus ils vont mal, plus vite ils seront partis. Selon la taz, c'est là que l'Italie devrait faire des progrès si elle veut vraiment lancer un débat sur l'« humanisation » de la politique migratoire européenne.

La Bundeswehr quitte Kunduz

Thomas de Maizière et Guido Westerwelle, ministres allemands de la Défense et des Affaires étrangères, remettent des clés symboliques aux autorités afghanes

Thomas de Maizière et Guido Westerwelle, ministres allemands de la Défense et des Affaires étrangères, remettent des clés symboliques aux autorités afghanes

La mission allemande en Afghanistan a-t-elle été un succès ou un échec ? se demande la Süddeutsche Zeitung. D'un côté, il y a les progrès dans les domaines de la santé, de l'éducation, des infrastructures. De l'autre, le constat que ni le terrorisme ni les talibans ne sont vaincus. La Bundeswehr s'est efforcée de protéger la population afghane et d'aider les Afghans à assurer eux-mêmes leur sécurité. Le résultat est discutable. Mais c'est moins le fait de l'armée allemande que d'une structure politique aussi peu apte à renoncer à la corruption et à la logique de clans qu'à faire la paix.

La BILD-Zeitung pense que la Bundeswehr a fait ses preuves en Afghanistan. La guerre a fait émerger une nouvelle génération de soldats chevronnés au combat. Et l'Allemagne a appris à avoir de l'estime pour son armée. Sur son site internet, le quotidien populaire publie les photos des 54 soldats tombés en Afghanistan, le plus lourd bilan humain depuis le début des missions à l'étranger de la Bundeswehr dans les années 1990.

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