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Vu d'Allemagne

Des fraudeurs repentis

La presse allemande s'intéresse aux personnalités allemandes qui ont avoué posséder des comptes en banque en Suisse. Les journaux continuent aussi de commenter la situation en Ukraine.

Leurs portraits s'étalent à la une de die tageszeitung : parmi eux l'ancien joueur de tennis Boris Becker, l'ancien patron de la poste Klaus Zumwinkel, Uli Hoeness, le président du FC Bayern, et bien sûr la féministe Alice Schwarzer. Ils ont fraudé le fisc, écrit le journal, et se posent en victimes. Ils font des aveux baignés de larmes, mais avancent tous de « bonnes raisons » d'avoir agi comme ils l'ont fait.

Alice Schwarzer, icône du féminisme allemand, montre une autre facette de sa personnalité

Alice Schwarzer, icône du féminisme allemand, montre une autre facette de sa personnalité

Des fraudeurs célèbres comme Alice Schwarzer et Uli Hoeness dilapident leur autorité morale auprès du citoyen ordinaire.

La Rheinische Post relève qu'avec Alice Schwarzer, une femme rejoint pour la première fois les rangs des personnalités allemandes qui fraudent le fisc. On peut y voir un signe d'émancipation féminine. Apparemment, souligne le journal, et quel que soit le sexe, l'appât du gain et l'énergie criminelle augmentent au même rythme que la fortune personnelle.

Et puis après les aveux du secrétaire d'Etat à la culture de la ville de Berlin, Die Welt relève qu'il y a aussi des sociaux-démocrates parmi les fraudeurs du fisc. Ces mêmes sociaux-démocrates, note la Westdeutsche Zeitung, dans les rangs desquels des voix s'élèvent pour demander des peines plus sévères. Cela ne servira à rien, estime le journal. Tant qu'il y aura des moyens de frauder, la fraude continuera, et pas seulement chez les gens célèbres.

Les journaux continuent aussi de tourner leurs regards vers l'Ukraine, où séjourne aujourd'hui Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'Union européenne.

Le président ukrainien cèdera-t-il à la pression de la rue ?

Le président ukrainien cèdera-t-il à la pression de la rue ?

La Süddeutsche Zeitung plaide pour un accroissement de l'aide financière européenne à Kiev. L'idée qu'une solution pacifique échoue par manque d'argent est absurde, estime le journal. Mais l'UE ne peut pas simplement mettre de l'argent sur la table. Encore faut-il savoir sur la table de qui ? Il ne peut être question ni de stabiliser l'autocratie de Viktor Ianoukovitch, ni d'agiter un chèque en blanc sous les yeux de l'opposition. Il importe surtout de préparer économiquement la voie à une issue démocratique.

L'offre d'une aide occidentale, note de son côte la Frankfurter Allgemeine Zeitung, accroît la pression sur Ianoukovitch. Mais tout laisse à penser que dans l'immédiat, le président ukrainien et les partisans d'une ligne dure misent toujours sur la répression et ne voient dans les négociations qu'un moyen de gagner du temps pour préparer l'assaut final.

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